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Cameroun: les ONG et médias visés rejettent les accusations des autorités

Vue de Yaoundé, capitale du Cameroun. (Photo d'illustration)
Vue de Yaoundé, capitale du Cameroun. (Photo d'illustration) Tim E. White/Getty Images
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Vives réactions au Cameroun suite aux propos menaçants du ministre de l'Administration territoriale. Paul Atanga Nji s'en est pris à plusieurs ONG et médias les accusant d'être dans une démarche « conspirationniste » dans le but de discréditer l'action des forces armées camerounaises et d'avoir reçu d'importantes sommes d'argent pour soutenir les « terroristes ».

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Ces propos font suite à un rapport de Human Rights Watch, largement relayé, dans lequel l'armée camerounaise est accusée d'exactions contre des civils dans le nord-ouest anglophone. Depuis plusieurs ONG et médias nommément visés par le ministre ont riposté, pour rejeter ces accusations et les dénoncer.

C'est le directeur général de la télévision Équinoxe TV, Séverin Tchounkeu qui a riposté en premier, dès lundi, dans son journal du soir. Une mise au point nécessaire dit-il compte tenu de la « gravité des propos » tenus par le ministre de l'Administration territoriale : « Le ministre nous a assimilés pratiquement aux sécessionnistes, ce que nous ne pouvons accepter. Nous sommes professionnels et nous resterons professionnels dans tout ce que nous faisons. Je me demande bien si ce ne sont pas certains accusateurs qui sont prompts à jeter de l’huile sur le feu, si on essaye de faire l’historique de la crise ou des crises que traverse le Cameroun aujourd’hui. »

Menaces de poursuites judiciaires

Même indignation dans les rangs du Redhac, le Réseau africain des droits de l'homme, accusé parmi d'autres d'avoir un « agenda caché », celui de déstabiliser les institutions, et sommé par le ministre de lui remettre sous 60 jours un rapport sur ses activités. Une « menace inadmissible » pour Maximilienne Ngo Mbe, sa présidente : « Nous refusons toutes ces accusations et nous avons décidé qu’étant un justiciable comme nous tous, le Redhac se réserve le droit d’attaquer monsieur Atanga Nji devant la justice camerounaise. »

Également accusé par le ministre Atanga Nji de ne pas suffisamment relayer les exactions attribuées aux séparatistes, le Redhac a tenu à condamner fermement la série d'attentats meurtriers survenus dans le nord-ouest le weekend dernier.

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