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En Libye, les villes de Sabratha et de Sorman repassent sous contrôle du GNA

Soldat du gouvernement d'union nationale, sur la ligne de front près de Misrata, le 3 février 2020.
Soldat du gouvernement d'union nationale, sur la ligne de front près de Misrata, le 3 février 2020. EUTERS/Ayman Al-Sahili
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les forces loyales au Gouvernement d’union nationale (GNA) se sont emparées ce lundi 13 avril de six villes situées sur la côte ouest entre la capitale libyenne et la frontière tunisienne. Elles étaient aux mains des forces rivales fidèles au maréchal Khalifa Haftar.

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Les forces dirigées par le maréchal Khalifa Haftar, qui mènent depuis un an une offensive pour le contrôle de Tripoli, ont été obligées de se retirer sous les frappes nourries et précises des drones turcs sur leurs positions surtout dans les deux villes stratégiques de Sabratha et de Sorman. La première était passée sous contrôle de Khalifa Haftar en 2017, la seconde en 2019. Mais les militaires de l’Est affirment que « le combat n’est pas terminé » et promettent de reprendre ces villes rapidement.

Les forces de l’ANL se sont réfugiées sur la base d’al-Watiya, la seule que possède le maréchal Haftar à l’ouest du pays. À plusieurs reprises l’aviation pro-Haftar a repoussé les avancées des forces du GNA vers cette base ces dernières heures.

Situation difficile aussi à Tripoli

Dans les villes repris par les milices du GNA, des témoins et des vidéos diffusées par les combattants eux-mêmes rapportent que des actes de vengeance ont perpétrés. Ce serait notamment le cas à Sabratha où les postes de police, le centre sécuritaire et la salle d’opération pour la lutte contre l’État islamique ont été pillés et brûlés. À Sorman, les prisonniers extrémistes et membres de l’EI ont été libérés pour participer aussitôt aux combats. Fathi Bachagha, le ministre de l’intérieur du GNA salue leur présence en les désignant comme des « compagnons d’armes ».

À Tripoli, également, les combats se sont intensifiés. L’aéroport Mitigua d’où sont lancés les drones turcs a été visé ce mardi 14 avril au matin. Un drone a été abattu et l’ANL annonce avoir tué plusieurs mercenaires syriens et en avoir capturé une dizaine. La capitale connaît depuis plusieurs jours une coupure d’eau et d’électricité imposée par les forces de Khalifa Haftar. Des bombes se sont abattues sur des quartiers résidentiels.

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