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Coronavirus: au Burundi, la difficile collaboration entre l’OMS et les autorités

Des Burundais se lavent les mains, à titre préventif contre le coronavirus Covid-19, à l'arrivée de leur rapatriement à Gatumba, à la frontière avec la République démocratique du Congo, au Burundi, le 18 mars 2020.
Des Burundais se lavent les mains, à titre préventif contre le coronavirus Covid-19, à l'arrivée de leur rapatriement à Gatumba, à la frontière avec la République démocratique du Congo, au Burundi, le 18 mars 2020. Onesphore NIBIGIRA / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le Burundi est officiellement l’un des pays du monde qui présente le moins de cas avérés de coronavirus, ce que les autorités expliquent par « la grâce divine ». Une situation qui suscite de nombreuses questions alors que les relations entre le gouvernement et l’Organisation mondiale de la santé sont empreintes d’une grande méfiance de la part des autorités.

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L’OMS recommande fortement la multiplication des centres de dépistage dans les pays qui font face au Covid-19. L'organisation avait d’ailleurs commencé à former les biologistes du centre hospitalo-universitaires de Kamenge à Bujumbura. Le ministre de la Santé y a mis fin brutalement il y a plus de deux semaines.

Conséquence, l’équipe de l’Institut de santé publique, le seul habilité à pratiquer les tests du Covid-19, ne sait plus où donner de la tête. Il lui arrive souvent de prendre plus de 24 heures pour réagir à l’appel d’un hôpital sur un cas présentant les symptômes du nouveau coronavirus.

Autre recommandation, la multiplication des tests, au moins pour les personnes qui ont été contact avec des cas avérés. C’est une mesure qui est loin d’être suivie au Burundi : seulement une cinquantaine réalisée en deux mois, selon des sources médicales.

Une équipe de l’OMS sommée de quitter le terrain

La méfiance est telle que Gitega avait demandé il y a peu le rappel de trois hauts fonctionnaires de l’OMS, dont le représentant au Burundi, Walter Kazadi. Selon nos sources, il a fallu une lettre de la cheffe de l’organisation pour l’Afrique et une autre de son directeur général adressées directement au président Pierre Nkurunziza, pour que le ministre de la Santé revienne sur cette exigence.

Le patron de l’OMS a aussi demandé « une plus grande collaboration » dans la gestion de la crise, car il y a urgence. Mais l’Organisation mondiale de la santé est désormais tenue à l’écart des prélèvements et des tests, et une équipe de l’OMS a même été sommée de quitter le terrain il y a quelques jours.

Le ministère burundais de la Santé n’a pas voulu réagir sur la question des représentants de l’OMS au Burundi. Il rappelle que « le rôle de son organisation est de répondre aux requêtes du gouvernement ». « Ce qu’il continue de faire jusqu’ici », dit-il.

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