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Coronavirus: l'Afrique face à la pandémie jeudi 16 avril

Des pompiers congolais lors d'une opération de désinfection des lieux publics dans le quartier de Gombe, à Kinshasa, le 12 avril 2020.
Des pompiers congolais lors d'une opération de désinfection des lieux publics dans le quartier de Gombe, à Kinshasa, le 12 avril 2020. JUNIOR KANNAH / AFP

L’Afrique comptait, ce jeudi 16 avril, 17 701 cas confirmés de coronavirus. Le Covid-19 a déjà coûté la vie à 911 personnes sur le continent, selon le Centre pour la prévention et le contrôle des maladies de l’Union africaine. L’Afrique du Sud, l’Égypte, l’Algérie et le Maroc ont dépassé la barre des 2 000 cas. Puis viennent le Cameroun, la Tunisie, la Côte d’Ivoire et le Ghana.

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► L’OMS s’inquiète de la suspension de financement américain pour l’Afrique et souhaite des essais cliniques sur le continent

Mardi 14 avril, le président américain Donald Trump a décidé de suspendre la contribution américaine pour le budget de l’Organisation mondiale de la santé. Le Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS en Afrique, s’en est inquiétée ce jeudi lors d’une conférence de presse : « Les États-Unis sont les premiers contributeurs à notre budget. Pour la période 2020-2021 par exemple, les subventions américaines pour les différents programmes de l’OMS en Afrique devaient s’élever à près de 300 millions de dollars, et nous avons déjà reçu, au début de cette année, environ 50 millions de dollars de leur part. Donc suspendre cette contribution pourrait avoir de graves conséquences, par exemple pour l’éradication de la polio en Afrique ».

Pour Michel Yao, le responsable des opérations d’urgence de l’OMS sur le continent, les cas de coronavirus pourraient passer de quelques milliers aujourd’hui à 10 millions en trois à six mois. Pour lui, l’Afrique doit donc aussi participer à la recherche et aux essais cliniques sur le virus. « Il est nécessaire que des essais cliniques puissent se faire en Afrique, mais en accord avec les réglementations et avec l’approbation des comités éthiques. Et si cela est fait selon des standards, cela permettra de comprendre et connaître l’efficacité de certains médicaments ou vaccins potentiels, efficaces pour l’Afrique », a-t-il estimé lors de cette conférence de presse.

► Dix jours de confinement en Libye 

Le Gouvernement d'union nationale (GNA) a annoncé dans un communiqué la mise en place d'un confinement général de dix jours dans les zones qu'il contrôle dans l'ouest de la Libye, dont la capitale Tripoli. Cette mesure entrera en vigueur vendredi et, selon le communiqué, les hypermarchés seront fermés, mais les boutiques et commerces de proximité resteront ouverts entre 5h et 10h TU. Cette mesure de confinement ne s'appliquera pas à l'est du pays, contrôlé par le maréchal Khalifa Haftar, ainsi qu'à une grande partie du Sud qui échappe au contrôle des deux camps rivaux.

 G5 Sahel : le coronavirus déclaré ennemi public numéro 1

Les ministres des Affaires étrangères du G5 Sahel étaient réunis mercredi soir par visioconférence pour la première fois depuis le début de la pandémie. Dans la région sahélienne, plus de 1 200 cas de Covid-19 ont été enregistrés par les différentes autorités et la crise sanitaire est désormais la préoccupation première du G5 Sahel. Ismail Ould Cheikh Ahmed, ministre mauritanien des Affaires étrangères et président en exercice du Conseil des ministres sahéliens, a insisté sur leur approche commune, notamment sur « l’achat du matériel, l’équipement des hôpitaux et d’unités spéciales ».

Mais la lutte contre les violences terroristes ne s'arrête pas pour autant et la rencontre a également été l'occasion de faire le point sur la situation sécuritaire qui s’est dégradée ces derniers jours avec une série d’attaques meurtrières au Mali et au Burkina Faso.

► Le G20 s’engage sur un moratoire d’un an sur la dette des pays pauvres

Un moratoire de 6 mois renouvelable a été décidé ce mercredi soir par les pays du G20 sur la dette des 77 États en voie de développement soutenus par la Banque mondiale, dont une quarantaine d’États africains. La mesure s’applique dès le 1er mai 2020 pour que chaque pays puisse faire face aux conséquences de la pandémie.

En tout, cela représente 14 milliards laissés à la disposition des 77 États en voie de développement sur un total de 32 milliards de dollars. Une somme qui n'est pas à la hauteur des efforts espérés par plusieurs États, notamment en Afrique. La France et plusieurs États africains s'étaient prononcés pour une annulation pure et simple des dettes bilatérales plutôt que leur report.

Et pour Lison Rehbinder, porte-parole du CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement) et de la plate-forme Dettes & Développement, c’est insuffisant : « Ces États vont devoir rembourser ces dettes en entiers dans quelques années alors que la crise économique qui commence va être très grave et va les mettre en difficulté pendant longtemps. Ça ne fait que repousser le problème ».

Toutes les précisions à lire ici

Le Burkina annonce le port du masque obligatoire à compter du 27 avril

Ce port obligatoire de masque ou cache-nez fait partie des mesures préconisées par le ministère de la Santé, explique le ministre de la Communication. « Ce n’est pas parce qu’il y a une tendance à l’augmentation des cas, mais il faut qu’on arrive à gérer au mieux cette pandémie autour de nous », précise Remis Fulgance Dandjinou. Selon le porte-parole du gouvernement burkinabè, cette décision n’est pas liée  à un pic potentiel attendu. « C’est juste pour renforcer les mesures contre la propagation de la pandémie », fait-il savoir. 

Ce port obligatoire du masque ne concernera pas uniquement les masques médicaux. « Tous les cache-nez seront utilisés », souligne le ministre de la Communication. Des masques ou cache-nez seront produits sur place avec le pagne traditionnel « Faso danfani » et distribués à des groupes cibles. Des fils ont été déjà remis aux associations de femmes pour la confection des pagnes. Ces fils, selon Remis Dandjinou, ont été choisis selon des normes bien définis. « Ces fils ont été traités et les masques permettront une meilleure protection », assure le porte-parole du gouvernement.

 Mesures de soutien à l’agriculture et pénurie de masques en Côte d’Ivoire

Face aux conséquences économiques de l'épidémie de coronavirus, le gouvernement de Côte d'Ivoire va débloquer une enveloppe de 250 milliards de francs CFA (380 millions d'euros) pour soutenir les grandes cultures agricoles d'exportation, notamment le cacao et la noix de cajou. Le cacao représente un tiers des exportations ivoiriennes et fait vivre 5 à 6 millions de personnes dans le pays. Les cultures en elles-mêmes ne sont pour l'instant pas touchées directement par l'épidémie, mais les exportations risquent de chuter en raison de la récession économique mondiale.

Le pays fait également face à un autre défi : les stocks de masques manquent et les prix flambent. Mercredi lors du point presse à l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement a insisté sur la nécessaire sensibilisation au port du masque devenu obligatoire à Abidjan. Il n'y a pas de sanction envisagée pour le moment. Si les vendeurs à la sauvette proposent par poignée, à chaque carrefour, des masques de mauvaise qualité pour quelques centaines de francs, la denrée s’est raréfiée depuis longtemps déjà dans les pharmacies d’Abidjan.

La pénurie se fait aussi sentir dans les structures de santé. Mardi, le Conseil de l’ordre des médecins de Côte d’Ivoire appelait le gouvernement « à mettre l’accent sur les moyens de protection des personnels soignants ». La Côte d’Ivoire a commandé 138 millions de masques (cela représente 4 mois de stocks, selon le Premier ministre). Trente millions de ces masques seront disponibles à partir du 20 avril, assure le gouvernement. L’objectif étant d’équiper en priorité et gratuitement les personnels de santé, les forces de l’ordre et les populations vulnérables.

Selon le ministre du Commerce, Souleymane Diarrassouba, la Côte d’Ivoire serait d’ailleurs en mesure d’en produire 8 millions par mois. Ces dernières semaines, le prix des masques a flambé en pharmacie pour atteindre parfois jusqu’à 7 000 ou 8 000 francs l’unité pour les FFP2. « En cas de spéculation, nous n’hésiterons pas à plafonner les prix », indique le ministre du Commerce, qui a encadré la semaine dernière les prix des gels hydroalcooliques qui s’envolaient. 

Ce jeudi, le pays a enregistré 34 nouveaux cas de Covid-19 (sur 298 prélèvements), 47 nouveaux guéris et 0 décès. Au total, la Côte d'Ivoire compte à ce jour 688 cas confirmés, 193 guéris et 6 décès. 

 En Afrique de l’Ouest et du Centre, la difficulté de l’enseignement à distance

Dans la très grande majorité des pays de la zone, les établissements scolaires ont fermé leurs portes pour limiter la propagation du coronavirus. L’enseignement à distance est devenu la règle et au total, selon l’Unicef, 128 millions d’élèves de la région n’ont plus classe. De nombreuses initiatives ont été mises en place : télévision, radio, réseaux sociaux... Mais les professeurs doivent contourner une difficulté de taille : assurer la continuité pédagogique pour tous les élèves, même pour les enfants qui n’ont aucun accès à internet. La crainte d’une année blanche sans aucun examen de fin d’année se répand.

Le dossier complet sur la question est à lire ici

► République démocratique du Congo : la situation économique se dégrade

Le gouvernement congolais a revu ses prévisions de croissance à la baisse : 1,1% contre 4,4%. Le Fonds monétaire international (FMI) table, lui, sur un taux de croissance négatif de -2,2%. La faute au coronavirus et à la baisse des cours notamment du cuivre et du cobalt. Une situation qui inquiète les bailleurs de fonds.

La Banque mondiale a déjà apporté 47 millions à la lutte contre le coronavirus. Le FMI a annulé 20 millions de dette et s’apprêterait à prêter 365 millions en appui budgétaire. Mais les bailleurs de fonds, échaudés par les détournements, entre autres sur la lutte contre Ebola, promettent de surveiller plus étroitement la gestion de ces fonds au quotidien.

 Difficile collaboration au Burundi entre les autorités et l’OMS

Le Burundi est officiellement l’un des pays du monde qui présente le moins de cas avérés de coronavirus, ce que les autorités expliquent par « la grâce divine ». Une situation qui suscite de nombreuses questions alors que les relations entre le gouvernement et l’Organisation mondiale de la santé sont empreintes d’une grande méfiance. À tel point que les autorités avaient demandé il y a peu le rappel de trois hauts fonctionnaires de l’OMS, dont le représentant au Burundi, Walter Kazadi. Selon nos sources, il a fallu une lettre de la cheffe de l’organisation pour l’Afrique et une autre de son directeur général adressées directement au président Pierre Nkurunziza, pour que le ministre de la Santé revienne sur cette exigence.

Le ministère des Affaires étrangères a par ailleurs annoncé que les Burundais de l’étranger ne pourront pas voter lors de la présidentielle prévue le 20 mai prochain. Dans une note envoyée aux chancelleries du monde entier, les autorités expliquent que la Céni se trouve aujourd'hui dans « l'incapacité » d’organiser ce vote en raison des mesures de lutte contre le coronavirus adoptées par de nombreux pays, notamment les mesures de confinement.

► Des chants pour les personnes guéries en Ouganda

Comme partout dans le monde, les personnels de santé célèbrent les guérisons du Covid-19 lorsque cela est possible. La ministre de la Santé ougandaise a ainsi partagé sur Twitter les chants des soignants de l’hôpital de Mulago où quatre personnes ont été jugées guéries et ont pu quitter l’unité de soins.

► L’UA va distribuer un million de tests de dépistage

Le Centre de contrôle et de prévention des maladies de l'Union africaine prévoit de distribuer, à partir de la semaine prochaine, un million de tests pour dépister le Covid-19, a annoncé jeudi son directeur, le Dr John Nkengasong lors d’une conférence de presse. « Si nous voulons réussir à faire reculer le virus sur le continent, nous devons absolument augmenter le nombre de dépistages », met en garde le médecin.

Il y a un important fossé sur le continent en ce qui concerne le dépistage. Certains pays comme l’Afrique du Sud dit avoir effectué près de 90 000 tests. D’autres comme le Nigeria 6 000 ou le Zimbabwe tout juste 600. Dans de nombreux pays, la capacité limitée de réaliser des tests à grande échelle ne permet pas aux autorités d'avoir une photographie précise de l'épidémie sur leur territoire.

« Nous devons intensifier le dépistage et identifier les individus qui sont porteurs du virus, les isoler et comprendre comment et par qui ce virus se répand dans la communauté, surtout maintenant que de nombreux pays ont mis en place un confinement », explique le docteur Nkengasong. Le million de tests que l’organe sanitaire de l’UA s’apprête à distribuer est loin des besoins du continent, admet ce médecin : « Dans les 3 à 6 mois, nous aurons probablement besoin de 15 millions de tests ».

Cette distribution de kits de tests s'inscrit dans un nouveau programme baptisé le « Partenariat pour accélérer les tests du Covid-19 » (PACT en anglais). Le programme vise également à augmenter le nombre de travailleurs de santé impliqués dans la recherche des contacts des cas positifs au coronavirus, à l'échelle communautaire. Et prévoit la distribution d’équipements de protection à plusieurs pays du continent dans les prochaines semaines. La protection du personnel soignant est une des priorités du Centre. « Nous n’en avons pas assez, nous ne pouvons pas nous permettre d’en perdre », prévient le directeur du CDC 

► Le Sénégal prolonge la suspension de tous les vols

Le ministre sénégalais des Transports, Alioune Sarr, annonce que la suspension de tous les vols au départ et à destination du Sénégal est prolongée jusqu’au 31 mai. La fermeture des frontières et la suspension des vols ont été décidés mi-mars pour contenir le Covid-19.

D’après le dernier point du ministère de la Santé mercredi, le Sénégal enregistre à ce jour 314 cas positifs, dont 121 sous traitement, 2 décès. Des points quotidiens très suivis par les Sénégalais, qui l'attendent avec espoir ou appréhension, rapporte notre correspondante à Dakar, Charlotte Idrac.

Tous les jours, à 10h, c'est notre rituel. C'est bien qu'ils parlent, ils donnent des informations utiles.

Au Sénégal, le rituel quotidien du point presse

► L'Éthiopie veut fermer un camp de réfugiés érythréens malgré l'épidémie

L'Éthiopie s'apprête à fermer le camp de Hitsats, dans la région du Tigré (nord), qui abrite plus de 13 000 réfugiés érythréens, selon les autorités. Les réfugiés de Histats pourront se réinstaller dans deux autres camps ou obtenir un permis pour vivre et travailler de manière indépendante en Éthiopie. Mais selon l'ONU, les deux camps de remplacement sont déjà pleins et manquent d’eau. Les craintes sont vives qu'une telle opération puisse rendre ces réfugiés plus vulnérables au coronavirus.

► Détenus libérés au Botswana et mesures spéciales pour les prisons en Côte d’Ivoire

En Côte d’Ivoire, les autorités pénitentiaires s'inquiètent d'une possible flambée de cas de Covid-19 dans les 34 prisons du pays. Les autorités sont en train de libérer 2 000 personnes en fin de peine ou ayant commis des infractions mineures. Mais le problème de la surpopulation carcérale demeure : le pays compte 20 000 détenus pour 7 000 places en prison. Parmi les mesures prises, l'interdiction des visites, le confinement pendant quinze jours des nouveaux détenus, la création de cellules d'isolement... Du matériel d’hygiène pour protéger les surveillants a également été livré par le Comité international de la Croix-Rouge.

Au Botswana, le président Mokgweetsi Masisi a gracié 149 prisonniers pour aider à décongestionner les prisons et empêcher la propagation du coronavirus.

► Nigeria : 18 personnes tuées par les forces de sécurité pour non-respect du confinement

La Commission nationale des droits de l'homme du Nigeria a enregistré 105 actes de violations des droits de l'homme « perpétrés par les forces de l'ordre » et « 18 personnes tuées » dans des exécutions extra-judiciaires, car elles étaient accusées de ne pas respecter les mesures de confinement mises en place dans plusieurs États du pays depuis le 31 mars, selon un rapport publié mercredi soir. Des vidéos de violences policières postées sur les réseaux sociaux, où l'on voit des policiers détruire des étals de marché, ou encore tabasser la population ont fait scandale dans le pays, où les forces de sécurité sont régulièrement accusées d'abus de pouvoir et de corruption.

La situation est très tendue, explique Segun Awosanya, le président de la  SIAF, une organisation de la société civile. « En plus de l’épidémie, il y a l’insécurité et la faim. L’aide distribuée par le gouvernement n’arrive pas toujours aux bonnes personnes, cette aide est souvent politisée, distribuée à des participants de tel ou tel parti politique. Et donc les gens se mettent à voler. Les gens ont suffisamment faim pour être prêts à sortir et affronter la police. Les membres de la police aussi sont sous pression, ils n’ont pas d’équipement pour se protéger du virus. Certains n’ont pas mangé, n’ont pas de nourriture. Donc, s’ils trouvent quelqu’un dans la rue, eh bien ils en abusent. C’est pour cela que le gouvernement doit arrêter de s’occuper uniquement des zones rurales en y distribuant de l’argent alors qu’en ville les gens n’ont rien à manger et n’ont d’autres alternatives que de commettre des crimes. »

► Les infirmiers en grève au Malawi

Les infirmiers et infirmières de l’hôpital central Queen Elizabeth, à Blantyre, sont en grève. Ils estiment ne pas être assez nombreux et demandent des équipements de protection, une réévaluation de leur salaire et se plaignent de journées de travail trop longues. Le gouvernement avait annoncé le recrutement de 2 000 personnels de santé, selon un média local.

► Les lions retrouvent de l’espace en Afrique du Sud

Alors que les touristes ne peuvent plus visiter le célèbre parc national Kruger en Afrique du Sud, la nature reprend ses droits. Le parc publie des photos de toute une famille de lions faisant sa sieste sur une route où, d’habitude, on ne les voit jamais.

► Le ministre de la Police au Lesotho arrêté pour avoir enfreint les règles sanitaires

La police a confirmé que le ministre de la Police, Lehlohonolo Moramotse, a été arrêté et qu’il sera présenté à la justice lundi prochain. Il est accusé d’avoir acheté de l’alcool alors que l’achat d’alcool est interdit. C’est l’une des mesures sanitaires décrétées lors du confinement de la population au Lesotho, comme en Afrique du Sud voisin.

► Lazarus chante contre le coronavirus

Le chanteur albinos du Malawi, dont l’histoire a été racontée dans un documentaire éponyme produit par Madonna et Bryn Mooser, réalisé par David Darg et primé au Tribeca Film Festival de New York, publie une chanson ce jeudi. Le Malawi entrera en confinement ce week-end.

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