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La situation économique de la RDC préoccupe les bailleurs de fonds

RDC, Kinshasa, vue de la ville (illustration), janvier 2019.
RDC, Kinshasa, vue de la ville (illustration), janvier 2019. John Wessels/Bloomberg via Getty
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le Fonds monétaire international envisagerait même de débloquer une nouvelle aide de 365 millions de dollars, selon l’agence de presse Bloomberg. L’État congolais est en pré-programme avec le FMI depuis l’an dernier. Des réformes importantes sont exigées, Or le pays fait face à plusieurs épidémies, dont le coronavirus. Sa situation économique risque de rapidement se dégrader.

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Le gouvernement congolais a revu ses prévisions de croissance à la baisse : 1,1% contre 4,4%. Le Fonds mondial international table sur un taux de croissance négatif de - 2,2%. La faute au coronavirus et à la baisse des cours notamment du cuivre et du cobalt.

Depuis le début de l’année, Kinshasa redoutait que la baisse des échanges, notamment avec la Chine, puisse avoir un impact important sur son économie et voyait déjà son déficit se creuser avant même le début de l’épidémie. A la fin mars, le déficit cumulé était de 180 millions de dollars et les réserves de change à l’international se limitaient à deux semaines d’importations de biens et services.

La Banque centrale a recommencé à faire des avances à l’État avec pour conséquences directes une dépréciation du franc congolais et une augmentation des prix. C’est cette spirale que le FMI essayait d’enrayer en décembre dernier en accordant un premier prêt de 365 millions de dollars.

Vers une inflation de 11%

Or selon le FMI, l’inflation pourrait atteindre les 11% et le Congo pourrait perdre 400 millions de recettes à cause du coronavirus. Déjà, l’institution internationale estimait que la RDC aurait du mal à atteindre les 5 milliards de recettes, contre 11 milliards adoptés officiellement dans le budget 2020. Et pour atteindre ces 5 milliards, le pays se devait déjà de faire des efforts considérables cette année pour améliorer ses ressources.

La Banque mondiale a déjà apporté 47 millions à la lutte contre le coronavirus. La FMI a annulé 20 millions de dette et s’apprêterait à prêter 365 millions en appui budgétaire. Mais les bailleurs de fonds, échaudés par les détournements, entre autres sur la lutte contre Ebola, promettent de surveiller plus étroitement la gestion de ces fonds au quotidien.

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