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Reportage

RDC: à Bukavu, les militaires et leurs familles peinent à trouver des masques

Vue de Bukavu en RDC. (image d'illustration)
Vue de Bukavu en RDC. (image d'illustration) Wikimedia/EMMANRMS
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le port des masques est obligatoire à Bukavu dans la province du Sud-Kivu depuis lundi, dans le cadre de la prévention contre la propagation du Covid-19. Cependant dans les camps militaires, des nombreuses familles disent avoir beaucoup de mal pour trouver de la nourriture et des masques.

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Avec notre envoyé spécial au Camp Saio à Bukavu, William Basimike

Au Camp Saio, lors d'une cérémonie ce jeudi, une dizaine d'enfants ont déchiré les soutiens-gorges de leurs mamans pour les porter comme des masques. Plus de 10 000 soldats et leurs familles vivent confinés dans ce camp sans moyens de protection et exposés au coronavirus, s’inquiète le colonel Omar Mutunda Nkoy, directeur régional du service des actions sociales, SECAS.

« Et c’est pourquoi nous demandons secours à nos frères qui ont besoin de notre survie. Il y a ici plus de 10 000 militaires et leurs dépendants, et lorsqu’on dit dépendants, on dit femmes et enfants. Ce sont vos vaillants militaires qui vous gardent toujours et étant congolais patriotes, aidez votre armée ! »

La situation difficile que traversent les militaires en cette période de confinement attire déjà l’attention de certains habitants de Bukavu. L’église de réveil Vallée de gloire a par exemple remis des masques, des seaux, du désinfectant et du chlore aux militaires par solidarité, raconte le pasteur Claude Byamungu.

« Nous avons jugé bon de les apporter ces quelques matériels pour lutter contre le Covid-19. Nous demandons aux autres personnes de bonne volonté de faire de même puisque les familles militaires souffrent vraiment ».

Depuis lundi, le port du masque est obligatoire à Bukavu, et les habitants ont sorti des caches-nez de tous les types et toutes les couleurs. L'important c'est que le nez et la bouche soient couverts explique le docteur Claude Bahizire, le chargé de communication à la division provinciale de la Santé.

« Il ne suffit pas de porter des masques que nous achetons dans les magasins, d’ailleurs qui coûtent cher, on peut porter même les masques en tissus, à moindre coût. Même un foulard on peut en porter, l’essentiel est que ça soit propre et par moment il faut le changer, c’est-à-dire vous devez en avoir peut-être trois. Si vous êtes à la maison, le masque n’est pas nécessaire. »

La police traque les récalcitrants à l'obligation du port des masques, et les oblige à payer des amendes.

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