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Législatives au Mali: la fin d’une étrange campagne

Une femme protégée d'un masque s'apprête à voter à Bamako le 29 mars 2020 au premier tour des élections législatives.
Une femme protégée d'un masque s'apprête à voter à Bamako le 29 mars 2020 au premier tour des élections législatives. MICHELE CATTANI / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

La campagne électorale pour le second tour des législatives de dimanche s’est officiellement achevée ce vendredi à minuit. Dès le premier tour, 22 députés, dont 5 femmes, ont été élus. Il reste 125 sièges à pourvoir. Le scrutin se déroule dans un contexte particulier, perturbé à la fois par les problèmes de sécurité et par la pandémie de Covid-19. La campagne pour le premier tour était déjà morose. Celle du second tour sur le terrain a été plutôt chaotique.

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Avec notre correspondant à Bamako, Serge Daniel

La campagne du ministère malien de la Santé contre le Covid-19 était beaucoup plus visible que la campagne électorale pour le second tour des législatives de dimanche. Pas d’engouement dans les quartiers de Bamako, pas de démonstration de force… À cause du coronavirus, les grands rassemblements sont interdits.

Dans l’une des six communes de la capitale, un transporteur nous explique que lors du premier tour des législatives, il avait loué 11 de ces minibus à des candidats, contre un seul pour la campagne du second tour.

Ainsi, seules les larges affiches de campagne en bord des routes rappellent qu’une élection est attendue ce dimanche. A Bamako, pendant la campagne électorale, il n’y eu aucun meeting d’envergure.

Pour convaincre les électeurs, les candidats se sont essentiellement contentés de leurs messages de campagne, diffusés à la télévision nationale ou dans d’autres médias. Les réseaux sociaux ont été également sollicités.

Les Maliens se mobiliseront-ils dimanche ?

Au premier tour, près de 36% des électeurs ont voté dont 12,6% dans la capitale contre plus de 80% dans certaines régions du Nord.

« Un taux de participation national normal, au regard des précédentes élections législatives », rappelle Yaya Sangaré, ministre de la Communication.

Cependant, ces élections n’ont rien d’habituel. Pour certains hommes politiques, notamment de l’opposition comme Moussa Sinko Coulibaly ou Chogeul Maïga, le scrutin aurait dû être décalé. Pour l’heure, aucun parti politique ne s’est retiré de la course.

Pour ce second tour des élections législatives de dimanche, il reste 125 députés à élire. Vingt-deux sièges ont déjà été pourvus au premier tour dont celui du chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé. Ce dernier est toujours aux mains d’un groupe jihadiste, après avoir été kidnappé le 25 mars.

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