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Tchad: les questions se multiplient sur la mort en cellule de 44 prisonniers

Ces prisonniers auraient été capturés au cours de l'opération « Colère de Bohoma », menée par l'armée tchadienne du 31 mars au 8 avril (image d'illustration).
Ces prisonniers auraient été capturés au cours de l'opération « Colère de Bohoma », menée par l'armée tchadienne du 31 mars au 8 avril (image d'illustration). Thomas SAMSON/Gamma-Rapho via Getty Images
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Beaucoup de questions et peu de réponses après la mort dans des conditions non encore élucidées jeudi de 44 personnes d’un groupe de 58 prisonniers présentés comme des terroristes de Boko Haram, arrêtées lors de l’offensive tchadienne dans la région du Lac. Le point sur l'enquête en cours.

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La société civile appelle à une enquête après l’annonce de leur mort après la consommation d’une substance létale suite à une autopsie pratiquée sur 4 des 44 corps, des prisonniers morts alors qu’ils étaient enfermés dans les cachots de la Légion de gendarmerie de Ndjamena, sans aucun droit de visite.

Qui sont-ils ? Ont-ils été arrêtés sur le champ de bataille ou ailleurs ? La société civile tchadienne se pose de nombreuses questions sur l’identité de ces 44 personnes retrouvées mortes dans leur cellule jeudi.

Le procureur de Ndjamena en charge de l’affaire reconnaît qu’il n’a pas eu le temps d’établir leur identité. « Leur identité, c'est la liste qui nous a été remise seulement par l'armée, explique Youssouf Tom. C'est quand on a commencé l'enquête judiciaire où l'on doit prendre leurs identités comme le veut le procédure que le drame est arrivé. »

Autre question, pourquoi le médecin légiste n’a pratiqué que seulement quatre autopsies ? « Nous sommes en période de chaleur, les corps ont commencé à se décomposer. Les services sanitaires de la mairie se sont occupés de leur inhumation. »

Enfin, la principale interrogation pour la société civile tchadienne, est celle de savoir comment ils sont morts exactement. Le procureur Youssouf Tom reconnaît qu’à ce stade, il n’a pas encore élucidé le mystère : « Je ne peux pas dire d'emblée qu'ils se sont suicidés, ou bien que quelqu'un est venu leur donner un poison, mais c'est extraordinaire et il appartient à l'enquête de pouvoir le déterminer. »

La société civile a demandé lundi une enquête internationale, le ministre de la Justice en appelle lui à la patience. Djimet Arabi assure que le rapport définitif du médecin légiste sera rendu public d’ici demain au plus tard. « Le gouvernement a été abasourdi par cette histoire et nous sommes tout aussi curieux de savoir ce qui s’est passé », a-t-il ajouté.

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