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Présidentielle en Guinée-Bissau: la Cédéao reconnaît la victoire d’Umaro Sissoco Embalo

Umaro Sissoco Embalo, à Addis-Abeba, Éthiopie, février 2020.
Umaro Sissoco Embalo, à Addis-Abeba, Éthiopie, février 2020. RFI/Miguel Martins
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Près de quatre mois après le second tour de la présidentielle du 29 décembre 2019, l’organisation ouest-africaine reconnaît finalement la victoire d’Umaro Sissoco Embalo. Une victoire du candidat du Madem annoncée par la Commission nationale des élections, mais toujours contestée devant la Cour suprême par le camp de son rival du PAIGC, Domingos Simoes Pereira.

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Avec notre correspondante régionale à Dakar,  Charlotte Idrac

« Face à la persistance du blocage », l’organisation ouest-africaine, médiatrice en Guinée-Bissau, veut sortir de l’impasse. Il faut dire qu’Umaro Sissoco Embalo attendait cette reconnaissance depuis le 1er janvier dernier, date de l’annonce des résultats provisoires. Il a depuis fait la tournée de ses soutiens sur le continent, notamment le président sénégalais Macky Sall. Et il est donc désormais reconnu par les chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao.

Dans un communiqué, publié ce jeudi matin, l’organisation-ouest africaine « note que la Commission nationale des élections a proclamé à trois reprises les résultats définitifs de la présidentielle, même si les incompréhensions avec la Cour suprême n’ont pas permis de régler le contentieux électoral », et prend cette décision « après analyse approfondie de la situation politique du pays ».

C’est donc une victoire diplomatique pour Umaro Sissoco Embalo, qui avait organisé sa propre investiture fin février dernier dans un hôtel de Bissau avant de s’installer au palais présidentiel, avec le soutien affiché des militaires. Un « coup d’État », du point de vue de ses adversaires. Cette reconnaissance formelle pourrait en entraîner d’autres car les organisations internationales comme l'Union africaine ou l'ONU suivent traditionnellement la position de la Cédéao.

Vers de nouvelles législatives ?

Néanmoins, cette reconnaissance n’est pas totale puisqu’elle ne concerne pas son gouvernement. La Cédéao demande, en effet, à Umaro Sissoco Embalo de désigner un nouveau Premier ministre et un nouveau gouvernement au plus tard le 22 mai, « conformément à la Constitution ». La loi fondamentale prévoit effectivement la nomination d’un Premier ministre issu de la majorité au Parlement. Une majorité acquise au PAIGC et ses alliés revendiquent 52 députés, sur un total de 102. La majorité est donc courte et les revirements possibles. Et Umaro Sissoco Embalo a déjà affirmé qu’il pourrait dissoudre l’Assemblée, puis organiser de nouvelles législatives anticipées. 

Umaro Sissoco Embalo a limogé le gouvernement d’Aristides Gomes, et nommé à sa place une nouvelle équipe, dirigée par Nuno Nabiam. Ce mercredi, le président désormais reconnu par ses pairs ouest-africains a évoqué l’organisation de nouvelles élections législatives. Les chefs d'État et de gouvernement de la Cédéao soulignent aussi « la nécessité d'engager immédiatement une réforme de la Constitution, qui sera soumise à un référendum dans six mois afin d'assurer la stabilité du pays. »

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