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RDC: accrochage entre les forces de l'ordre et des membres de la secte Bundu dia Kongo

La ville de Matadi, capitale de la province du Kongo central en RDC (image d'illustration).
La ville de Matadi, capitale de la province du Kongo central en RDC (image d'illustration). MONUSCO/Myriam Asmani
Texte par : RFI Suivre
2 min

Au moins 14 personnes ont été tuées, ce mercredi, dans des combats entre les forces de sécurité et des membres suspectés de la secte Bundu dia Kongo. Les faits se sont encore produits le long de la Nationale 1, la route qui relie Kinshasa à Matadi au Kongo central. Les adeptes de ce mouvement politico-religieux sont suspectés de mener des opérations violentes contre les ressortissants non originaires de la province.

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Avec notre correspondant à Kinshasa,Kamanda Wa Kamanda

Des morts, des blessés… C’est devenu le lot quotidien pour la province du Kongo central, s’indigne le député Fabrice Puela. « On verse le sang chaque jour », observe cet élu qui avoue ne pas pouvoir accepter les tueries des dernières semaines.

Sous les ordres de son gourou, l'ex-député Ne Muanda Nsemi, la secte Bundu dia Kongo affirme vouloir reconstituer le royaume du Kongo tel qu'il existait au XVe siècle, avant la colonisation, de l'Angola au Gabon. Et ces membres usent de la violence pour faire entendre leurs voix.

Selon l’administrateur de la ville de Songololo, environ 50 personnes sont d'ailleurs arrivées dernièrement dans son territoire après avoir fui des violences dans la ville de Luozi, de l’autre côté du fleuve. Elles ont évoqué des exactions commis sur un de leurs proches. Installé depuis 45 ans à Luozi, l'homme, ressortissant d’une province autre que le Kongo central, aurait été torturé et brûlé, explique l’administrateur Daniel Eloko.

►À lire aussi : RDC: Bundu dia Kongo, une secte mystico-religieuse aux lointaines racines

Selon des sources officielles de la région de Kimpese, où a eu lieu l’affrontement de mercredi entre la police et les adeptes de BDK, les membres de la secte disposaient de fusils et d’armes blanches. Ils s’apprêtaient à poursuivre leur opération d’épuration contre les « non-originaires » quand la police est intervenue brutalement. La résidence de Ne Muanda Nsemi a été investie par la police dans la soirée, cette-fois ci à Kinshasa.

Deux précédents accrochages entre les adeptes et les forces de l'ordre le long de cette même route, vitale pour l’approvisionnement de Kinshasa, avaient fait respectivement six et quatre morts à la mi-avril.

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