Centrafrique: les groupes armés veulent se faire entendre

Le Premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada salue le leader du FPRC Abdoulaye Hissène, lors de la réunion du comité de suivi de l'accord de paix, le 23 août 2019. (image d'illustration)
Le Premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada salue le leader du FPRC Abdoulaye Hissène, lors de la réunion du comité de suivi de l'accord de paix, le 23 août 2019. (image d'illustration) Florent Vergnes / AFP

Groupes armés et gouvernement poursuivent les discussions dans le cadre de l’accord de paix signé le 6 février 2019. La semaine dernière c’est le leader de l’UPC Ali Darass qui s’est déplacé à Bangui pour rencontrer notamment le Premier ministre. Cette semaine, c’est Abdoulaye Hissène un des leaders du FPRC qui s’est présenté dans la capitale centrafricaine.

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Avec notre correspondante à Bangui,Charlotte Cosset

Les visites de leaders de groupes armés interrogent certains observateurs. Pour le porte-parole du gouvernement, Ange-Maxime Kazagui, il n’y a pas de raison de se questionner. Il est normal que les autorités et les chefs de groupes armés se rencontrent régulièrement pour faire le point sur la mise en œuvre de l’accord de paix.

Mais ce samedi un communiqué commun de plusieurs groupes armés appelle les autorités à traduire dans les faits les engagements pris à Khartoum. Mécontents, ils affirment suspendre leur participation dans le gouvernement et dans les différents organes de mise en œuvre.

Un communiqué ouvertement soutenu par certains groupes. Mais d’autres restent prudents malgré leur signature apposée sur le document. Une source officielle assure qu’il s’agit d’une fausse déclaration et qu’un contre-communiqué sera prochainement publié. D’autres parlent de manigances.

Une situation un peu confuse autour de ce communiqué. Et si les canaux de discussions restent ouverts, les crispations de certains groupes se font ressentir notamment chez les anti-balaka de l’aile Ngaïssona qui ont vu 16 de leurs membres être arrêtés fin mars.

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