Cameroun: mise au point des autorités après l’enquête sur le massacre de Ngarbuh

Militaires camerounais
Militaires camerounais MARCO LONGARI/AFP

Un rapport a établi la responsabilité de plusieurs militaires dans une tuerie perpétrée dans le Nord-Ouest anglophone au mois de février. Après la publication de ce rapport, plusieurs voix avaient rappelé que le gouvernement avait d'abord contesté la responsabilité de l'armée dans ce massacre où au moins 22 personnes avaient été tuées. Mais le ministre de la Communication a tenté, ce mardi, une mise au point : René-Emmanuel Sadi abonde dans le sens des conclusions du rapport tout en affirmant que le gouvernement n'a jamais nié quoi que ce soit.

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La bonne foi du gouvernement est d’autant plus incontestable que, nonobstant les premières informations rendues publiques sur l’incident de Ngarbuh, le chef de l’État a prescrit une enquête approfondie. Et par de-là les différences ou convergences que peut révéler l’analyse des diverses communications, l’important est sans doute que les conclusions de l’enquête établissent plus clairement la responsabilité de certains éléments de l’armée dans l’incident de Ngarbuh et précisent les circonstances dans lesquelles cet incident s’est produit. Qui plus est, par-dessus tout, le plus important est incontestablement la décision de monsieur le président de la République d’ajouter foi aux conclusions de l’enquête indépendante qu’il a prescrite, d’en prendre acte et d’en tirer toutes les conséquences qui s’imposent.

René-Emmanuel Sadi, ministre camerounais de la Communication

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