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Coronavirus: premier cas officiel aux Comores

Azali Assoumani, le président des Comores, à Paris le 5 décembre 2019.
Azali Assoumani, le président des Comores, à Paris le 5 décembre 2019. Boris Vichith/RFI
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le président des Comores a fait une brève allocution jeudi 30 avril afin d’annoncer officiellement le premier cas avéré de Covid-19 dans le pays. Jusqu’à la semaine dernière, les Comores ne disposant pas de tests, aucun cas ne leur était imputé malgré de fortes suspicions dues à certaines pneumopathies. L’heure est désormais aux mesures à prendre afin de contenir autant que possible la propagation du virus.

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De notre correspondante à Moroni, Anziza M’Changama

L’annonce est tombée jeudi 30 avril : le chef de l’État Azali Assoumani a déclaré, depuis le palais présidentiel, le premier cas de Covid-19 en Union des Comores. Faute de tests, aucune infection n’avait encore été rapportée dans le pays, malgré une alerte mi-mars. Le gouvernement avait tout de même pris des mesures de prévention, souvent jugées insuffisantes. Dès février, certains voyageurs étaient placés en quatorzaine, les écoles et mosquées fermaient, et les rassemblements de plus de 20 personnes étaient interdits.

Désormais, la première préoccupation des autorités est d’éviter la saturation des structures médicales, qui obligerait à des mesures beaucoup plus drastiques. Les Comores ont adopté un couvre-feu de 20 heures à 5 heures depuis le début du ramadan. Il s’agit de la dernière mesure en date visant à limiter les déplacements.

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Face au coronavirus et aux comportements inadéquats, les sanctions seront plus sévères

Le président Azali Assoumani reconnaît que de nombreuses personnes vivent de l’informel aux Comores. Il est donc très délicat d’envisager un confinement total sans risquer un drame social et économique. Il a insisté sur la nécessité du strict respect des mesures déjà mises en place. Pourtant, dans la réalité, les transgressions sont nombreuses et les sanctions bien plus rares. La population, très peu sensibilisée ou persuadée de l’absence du virus sur le territoire, s’est longtemps amusée des gestes barrières.

Malgré la fermeture officielle des mosquées, certains continuent d’y faire leurs prières sans aucune sanction, et l’assistance dépasse souvent le seuil de 20 personnes lors des enterrements. Le président a affirmé que les contrevenants seraient désormais sévèrement sanctionnés.

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