Accéder au contenu principal

RDC: la multiplication des attaques dans la zone de Beni pose question

Bois de chauffe entretenu au beau milieu de la principale allée du village Halungupa par des jeunes qui organisent des patrouilles pour ne pas être surpris par les attaques des ADF (image d'illustration).
Bois de chauffe entretenu au beau milieu de la principale allée du village Halungupa par des jeunes qui organisent des patrouilles pour ne pas être surpris par les attaques des ADF (image d'illustration). RFI/Patient Ligodi
Texte par : RFI Suivre
2 mn

A environ 40 km de la ville de Beni, la localité de Halungupa et ses environs ont déjà subi 7 attaques attribuées aux rebelles ougandais ADF depuis janvier, dont 4 depuis le début du mois d’avril. Ce qui en fait la zone la plus touchée du territoire de Beni sur cette période. Pourquoi Halungupa, pourquoi maintenant ? A ce stade, peu d’informations sont disponibles sur les raisons de la concentration de la violation dans cette zone. 

Publicité

Avec notre correspondant à Kinshasa,Patient Ligodi

Plusieurs hypothèses sont émises.  Sous pression depuis octobre 2019 suite aux opérations dites de « grande envergure » lancée par l’armée, les ADF auraient quitté la zone appelée « le triangle de la mort ».  Ils ont été chassé aussi des localités comme Mwalika où ils avaient des champs et donc des vivres. 

Et ils trouveraient désormais à Halungupa, un autre grenier, explique le député  Paul Muhindo.  C’est un endroit stratégique pour ce mouvement islamiste surtout en cette période de ramadan. Ils ont besoin de se ravitailler facilement, dit également une source de l’ONU.

L’autre hypothèse avancée, c’est la récolte de cacao.  Ils ne peuvent pas vivre actuellement du trafic du bois qui est l’une de leurs sources des revenus, alors ils veulent mettre la main sur le cacao. C’est également l’une des hypothèses de l’ONU, du baromètre sécuritaire Kivu Security.  Une plateforme de veille créée par Human Rights Watch et le Groupe d’étude sur le Congo.

Toutes ces pistes sont encore au niveau des hypothèses, mais société civile, armée, ONU et divers autres experts soutiennent que si les ADF arrivent à frapper quatre fois en moins d’un mois au même endroit, c’est sans doute parce qu’ils bénéficient des complicités au niveau local et régional.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.