Reportage

Coronavirus en RDC: un 1er-Mai difficile pour les mineurs confinés

Des mineurs dans une mine près de Kolwezi en RDC, mai 2015 (archive).
Des mineurs dans une mine près de Kolwezi en RDC, mai 2015 (archive). FEDERICO SCOPPA / AFP

En RDC, aucune manifestation n’est organisée suite à la pandémie du coronavirus. Dans la région de l’ex-Katanga, plusieurs entreprises minières ont placé leurs travailleurs en confinement sur leur lieu de travail. Reportage sur le site de l’entreprise Comus à Kolwezi.

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Avec notre envoyée spéciale à Kolwezi,  Denise Maheho

Il est 10 heures à Kolwezi. Au site de l’entreprise Comus, l’usine tourne normalement en ce 1er-Mai. Ce n’est pas donc pas un jour férié. Les travailleurs sont en confinement total depuis plus d’un mois et ont signé un engagement pour trois mois.

Les conditions de vie sont déplorables. Les travailleurs passent la nuit dans des containers, les installations sanitaires laissent à désirer et l’alimentation n’est pas du tout bonne, comme en témoigne un mineur : « Quelqu’un qui travaille du matin au soir, on lui apporte comme nourriture du Boukari et du cervelas. C’est vraiment compliqué comme nourriture. On n’a pas le choix, donc on doit forcer de manger ça. »

Confiné jusqu’à la fin de la pandémie

Pour cet autre travailleur, ce jour férié pouvait être une occasion de revoir sa famille, mais l’entreprise ne permet pas de contact avec l’extérieur : « Il est strictement interdit de voir nos familles. Donc on ne sort pas, comme le mot l’indique, on est vraiment confiné ici, on attend jusqu’à ce que cette pandémie prenne fin. »

Les responsables de l’entreprise Comus rejettent les accusations sur les mauvaises conditions de vie des travailleurs. Ils ont cependant fait signer à leurs employés un acte d’engagement leur interdisant de communiquer sur la vie dans le site de confinement sous peine des sanctions.

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