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Coronavirus en Afrique du Sud: l'assouplissement du confinement suscite des inquiétudes

Un agent de santé pratique un test de porte-à-porte pour tenter de contenir l'épidémie de Covid-19, dans le village d'Umlazi près de Durban en Afrique du Sud, le 4 avril 2020.
Un agent de santé pratique un test de porte-à-porte pour tenter de contenir l'épidémie de Covid-19, dans le village d'Umlazi près de Durban en Afrique du Sud, le 4 avril 2020. REUTERS/Rogan Ward
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Drôle de fête du 1er-Mai en Afrique du Sud. Le pays a connu le début de son déconfinement dans la joie. Pourtant, dans le même temps, 301 nouveaux cas ont été détectés, amenant le nombre total d’infections à 5 951 et 116 morts.

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Le rythme de nouveaux cas de Covid-19 s’accélère mais le gouvernement n’a pas d’autre choix que de relâcher les règles du confinement en place, considérées, par certains, comme les plus strictes au monde, avec une prohibition forcée par exemple. Seul problème, cette sortie progressive du confinement a été un peu trop célébrée au goût du gouvernement qui craint une augmentation rapide des infections.

Des centaines de cyclistes, des milliers de joggeurs et de promeneurs, souvent sans masques et sans respect des distances de sécurités sont ainsi sortis. Ce sont ces scènes qui choquent le pays, depuis vendredi. Elles se déroulent principalement sur les villes côtières, au Cap, à Port Elizabeth ou à Durban mais font polémique partout sur les réseaux sociaux.

En effet, les Sud-Africains ont profité de l’assouplissement du confinement. Le pays est passé du niveau 5 (le niveau maximal) où toute sortie était interdite, au niveau 4 où le sport est autorisé le matin et où certains magasins peuvent rouvrir.

Cette extase n’est cependant pas du goût du ministre de la Police, l’intransigeant Bheki Cele, défenseur de règles très strictes. Encore une fois, sa voix a tonné à la télévision nationale où il s’indigne devant le comportement « irresponsable » de ses concitoyens. « Il sera très facile de retourner au niveau 5 du confinement », menace-t-il.

En réalité, c’est tout le gouvernement qui panique. Il se retrouve entre le marteau et l’enclume. Soit il continue de déconfiner progressivement et risque une explosion du nombre d’infections, soit il remet en place des règles strictes et risque une colère des habitants ainsi qu’un écroulement déjà proche de l’économie.

Ces règles strictes ont en tout cas un mérite, assure le ministre de la Santé, elles auront permis de repousser le pic de la pandémie à juillet, voire septembre, selon certaines projections.

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