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Coronavirus: l'Afrique face à la pandémie samedi 2 mai

Au marché Dutse Alhaji, à Abuja, le 2 mai 2020. Le nombre de personnes infectées par le Covid-19 continue de grimper au Nigeria.
Au marché Dutse Alhaji, à Abuja, le 2 mai 2020. Le nombre de personnes infectées par le Covid-19 continue de grimper au Nigeria. REUTERS/Afolabi Sotunde
Texte par : RFI Suivre
9 mn

L’Afrique comptait ce samedi 2 mai 40 746 cas confirmés de coronavirus. Le Covid-19 a déjà coûté la vie à 1 689 personnes sur le continent, selon le Centre pour la prévention et le contrôle des maladies de l’Union africaine. L’Afrique du Sud et l’Égypte sont les deux pays les touchés. Suivis par le Maroc, l’Algérie, le Nigeria et le Ghana.

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• En RDC, port du masque obligatoire à Lubumbashi

Le port du masque est désormais obligatoire dans tous les lieux publics à Lubumbashi, la capitale de la province du Haut Katanga dans le sud de la RDC. Un mesure applicable dans les magasins, marchés, transports, services publics selon un arrêté du maire rendu public vendredi 1er mai. À ce jour, la RDC a officiellement enregistré 604 cas de Covid-19 et 32 décès.

• Le maire de Bangui atteint du coronavirus

Le maire de la capitale de Centrafrique, Bangui, Émile Gros Nakombo est touché par le coronavirus. Le gouvernement l’annonce officiellement. L’épidémie de coronavirus a fait un bond ces derniers jours en dans le pays avec 53 cas testés en 4 jours. Ce qui porte le nombre total de cas à 72.

• Confinement prolongé et craintes économiques au Zimbabwe

Alors que le Zimbabwe a recensé 34 cas positifs et 4 morts, le gouvernement a décidé de prolonger de deux semaines le confinement. Une mesure initialement entrée en vigueur le 30 mars dernier.

► À lire aussi : Confinement au Zimbabwe: la population menacée par une grande précarité

Une crise sanitaire qui plombe encore un peu plus une économie déjà moribonde. Dans ce contexte, le ministre zimbabwéen des Finances a écrit à la Banque mondiale pour faire part de ses inquiétudes.

• Les autorités sénégalaises appellent les habitants à s'engager davantage

Deux mois après avoir officiellement annoncé le premier cas de Covid-19 sur le territoire sénégalais, les autorités ont fait le point ce samedi 2 mai sur l'épidémie et la riposte. 1 115 contaminations ont été recensées à ce jour.

Lors d’une conférence de presse à l’hôpital de Fann, le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr a expliqué :  « Le constat majeur est que l’épidémie ne faiblit pas. En effet, ces trente jours, le nombre de cas positifs de Covid-19 a plus que quintuplé, avec une augmentation des cas dits communautaires. Les mesures et les stratégies de riposte, jusque-là mises en œuvre par le gouvernement, sont certainement efficaces. Elles ont permis de garder le contrôle jusque-là. Néanmoins, la progression de la maladie qui touche désormais 11 régions sur 14, indique clairement qu’il faut un engagement plus marqué en particulier des communautés. »

► À lire aussi : Coronavirus au Sénégal: les autorités appellent les habitants à s’engager davantage

De son côté, sans donner de chiffres, le directeur du SAMU a évoqué clairement un manque de respirateurs au Sénégal, mais a assuré dans le même temps qu’une commande était en cours.

• Au Nigeria, les centres de santé de Kano débordés

Le nombre de personnes infectées par le Covid-19 continue de grimper au Nigeria, avec 2 170 cas confirmés pour 68 décès. Et l’épidémie se propage de manière particulièrement inquiétante à Kano, deuxième ville la plus peuplée du pays, qui recense 219 cas positifs. Ces données sont relatives car les tests n’étaient jusque-là pas disponibles.

À Kano, « peu de personnes portent un masque », observe Ahmad un habitant, inquiet en cette période de ramadan. « Certes, les grandes mosquées ont été fermées, mais de nombreux fidèles continuent de converger vers les petites mosquées de quartier », déplore ce résident, qui constate que le principe de « distanciation sociale » est peu appliqué.

Les grands marchés, qui attirent des clients du Niger et du Tchad, ont été fermés. Le gouverneur a promis une aide financière pour soutenir les plus démunis mais « les petits commerçants, qui vivent au jour le jour, continuent de vendre des fruits et des légumes dans les rues », explique Mohamed, un vendeur de tissu.   

En tous cas, les deux centres de traitements de la ville sont dépassés selon le professeur Isa Abubakar Sadiq, qui dirige sur place le Centre nigérian de traitement des maladies : « Il y a de plus en plus de malades qui se présentent dans les centres de santé, alors que les structures d’isolement et de traitement du Covid-19 sont débordées. Nous sommes en train d’identifier d’autres centres d’isolement pour prendre en charge ces nouveaux patients. Par ailleurs, nous manquons de ressources pour nous déplacer et soigner les malades. »

« Notre plus grosse difficulté, ce sont les habitants de Kano, poursuit Isa Abubakar Sadiq. C’est une population très complexe et très diversifiée. Nous avons multiplié les messages de prévention sur les gestes barrières, sur l’importance d’éviter les salutations et de maintenir la distance sociale, mais on se heurte à des résistances. Les gens continuent de se regrouper et ils n’ont pas conscience qu’ils contribuent à la propagation du virus ».

Pour faire face à la situation et combler le manque de ressources humaines, 3 000 agents de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) vont être déployés à Kano. Ces soignants devront permettre de faire le suivi des personnes contacts et seront chargés d’isoler les malades.

• Le Congo adopte le remède malgache

Madagascar continue d’exporter le Covid-Organics. Si l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) émet toujours des réserves, ce produit est censé avoir des effets préventifs et curatifs sur le Covid-19 selon la présidence malgache.

Après des dons effectués à la Guinée équatoriale et la Guinée-Bissau, le Congo vient à son tour de manifester son interêt. Thierry Moungalla, ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du Gouvernement congolais affirme qu' « une cargaison sera récupérée et importée ».

• Appel à la libération des détenus politiques en Guinée

Alors que la Guinée a officiellement enregistré 1 537 cas de nouveau coronavirus et 7 décès, le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) estime dans un communiqué que 287 de ses membres sont actuellement derrière en détention  à l’échelle nationale. « Autant de personnes à risque de contamination auxquels s’ajoutent des détenus de droit communs », écrit l’organisation, fer de lance de la contestation. Le FNDC dénonce une situation « inadmissible dans un contexte de crise sanitaire sans précédent dans le monde », et malgré les appels des ONG Amnesty International et Human Rights Watch.

• L’Algérie souhaite diversifier son économie

L’Algérie, tirant principalement ses revenus des exportations de pétrole et de gaz, prévoit de développer d'autres ressources naturelles comme l'uranium, l'or ou le phosphate. Un virage qui sera opéré grâce à des investisseurs étrangers une fois la crise sanitaire terminée, a annoncé le président algérien Abdelmadjid Tebboune à la télévision vendredi. Déjà fragilisée, l'économie algérienne a été touchée de plein fouet par le Covid-19 qui, couplé à la chute des prix du pétrole et du gaz, a imposé une cure d’austérité. Le gouvernement à suspendu les dépenses et les investissements prévus pour 2020.

• Le secteur malien de la culture à l’arrêt

Quand le Mali a officiellement recensé 508 cas de Covid-19 et 26 décès, le milieu culturel est naturellement affecté, comme l’explique dans un entretien à RFI l’homme de culture Alioune Ifra N’Diaye.

À lire ici : Coronavirus: le regard d'une figure de la culture au Mali

« Mon secteur, la culture, est à la limite de 100% d’arrêt d’activités depuis le 11 mars. Dans la lancée du discours du 10 avril du président, on avait pressenti une dynamique de mise en place de mécanismes d’urgence pour accompagner les secteurs en détresse. L’espoir qu’avait suscité ce discours est en train de se transformer en anxiété tant les résultats concrets tardent à se mettre en place. »

Pour faire face, Alioune Ifra N’Diaye en appelle à la responsabilité individuelle des maliens et demande à l’État d’investir dans un grand programme d’éducation à la citoyenneté.

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