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Bénin: 12 mois de prison requis en appel contre le journaliste Ignace Sossou

Les avocats du journaliste ont une nouvelle fois plaidé pour sa libération (photo d'illustration).
Les avocats du journaliste ont une nouvelle fois plaidé pour sa libération (photo d'illustration). Getty Images/ Spaces Images
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En décembre dernier, le journaliste avait été condamné en première instance à 18 mois de prison pour « harcèlement », suite à une plainte du procureur de la République. Ignace Sossou avait en fait rapporté ses propos tenus lors d'un atelier.

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Avec notre correspondant à Cotonou, Jean-Luc Aplogan

Ce mardi matin, les avocats du plaignant ont demandé confirmation de la peine de première instance, ceux d'Ignace Sossou ont réclamé en revanche sa libération et le procureur général a fini ses réquisitions en demandant 12 mois de prison.

Tout au long de l’audience, Ignace Sossou a subi un interrogatoire musclé. « Les erreurs et les aléas des tweets en direct justifient ma présence ici devant vous, mais cela ne me rend pas coupable de cyber-harcèlement », a déclaré le journaliste en guise de conclusion.

L’infraction n’est pas constituée, selon ses avocats. Pour eux, il n’existe ni éléments légaux, ni éléments matériels ou encore intentionnels. En bouclant sa plaidoirie, le vétéran Robert Dossou a lancé : « Monsieur le président, je vous en supplie, redorez le blason du Bénin et acquittez Ignace Sossou. »

En attendant le délibéré, ses avocats ont tenté en vain d’obtenir sa libération provisoire : « Mon client est toujours en prison, explique Me Prisca Ogoubi. Il va séjourner encore 15 jours dans le milieu carcéral, ce qui m’embête moi véritablement. »

Délibéré le 19 mai

En face, les avocats de la partie civile ont demandé de confirmer la condamnation de 18 mois de prison. « Il y a faute, il faut assumer. Ignace Sossou n’est pas un super homme », a déclaré Me Elie Vlavonou. Sa consœur, Olga Anaside estime qu’Ignace SOSSOU a bien bidouillé ses tweets. Le second courrier de CFI qui dédouane le journaliste ne l’a pas convaincue : « C’est manifeste qu’il a prêté des propos au Procureur qu’il n’a pas tenus. Il n’a pas fait amende honorable. Il ne mérite ni pitié, ni compassion ». « L’infraction tient la route », a plaidé le procureur général qui a demandé de réduire la peine et de condamner Ignace Sossou à douze mois de prison ferme et à 500 000 francs CFA d’amende. Le jugement a été mis en délibéré pour le 19 mai.

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