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RDC: reprise du procès de Vital Kamerhe jugé pour détournement de fonds présumé

Vital Kamerhe, directeur de cabinet du président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.
Vital Kamerhe, directeur de cabinet du président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi. RFI/Sonia Rolley
Texte par : RFI Suivre
3 min

Le 11 mai dernier, le tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe siégeant en chambre foraine à la prison centrale de Makala, avait tenu sa première audience dans l'affaire ministère public et partie civile contre Vital Kamerhe et consorts. Vital Kamerhe, directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, est poursuivi pour détournement de fonds à propos de la construction de maisons préfabriquées dans le cadre du programme dit des « 100 jours ». Le procès a repris, ce lundi 25 mai au matin. Les questions étaient axées sur les contrats d’acquisition de maisons préfabriquées de plus de 50 millions de dollars américains.

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Avec notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi

Les premières questions qui ont été posées tournaient autour de la procédure ayant conduit au choix de la société Samibo de l’homme d’affaires libanais, Samih Jamal, dans le cadre du marché des maisons préfabriquées.

Combatif comme à la première audience, Vital Kamerhe a expliqué qu’il n’avait pas participé à ce processus. D’entrée de jeu, il a clamé son innocence. « Je veux d'abord laver l'honneur de mes enfants, de ma famille. A quel moment, moi Vital Kamerhe j'ai détourné l'argent à la Banque centrale. A quel moment, j’ai dévalisé une banque ? », s’est-il interrogé à la barre. Selon lui, aucun document ne prouve sa culpabilité. 

« On me reproche des détournements de deniers publics. Je voudrais que le procureur puisse démontrer comment j'ai détourné l’argent payés à Monsieur Jammal. Je voudrais savoir quel jour et par quel document, on m'a remis 47 millions de dollars ? », a t-il dit fixant la caméra.

Comme lors de la première audience, il a expliqué qu’il n’était pas le seul superviseur du programme de 100 jours de Félix Tshisekedi. A la question de savoir quels sont les éléments qui ont concouru au choix de la société Samibo Congo gérée par son co-prévenu Samih Jammal, Vital Kamerhe a renvoyé la responsabilité de ce choix à Justin Bitakwira, à l’époque ministre du Développement rural. Justin Bitakwira, justement, avait déjà été confronté à Vital Kamerhe quelques semaines plus tôt à la prison de Makala.

Le tribunal a également demandé à Vital Kamerhe comment des millions de dollars avaient été versés à la société Samibo alors que l’avenant au contrat des maisons préfabriquées n’avait pas encore été signé.

Pour le directeur de cabinet de Félix Tshisekedi, c’est aux responsables de la chaîne de la dépense dont le ministre du Budget de répondre à cette question. « Je n’ai jamais payé un dollar à qui que ce soit. Je ne suis qu’un directeur de cabinet », a-t-il dit.

Sur proposition de la partie civile et du ministère public, le tribunal a annoncé qu’il auditionnera plusieurs témoins le 3 juin prochain.

Le président du tribunal a dit souhaiter entendre des membres du gouvernement qui avaient conclu le contrat et qui ont permis que les fonds soient décaissés. L’avocat de l’Etat congolais a, lui, demandé l’audition de l’épouse de Vital Kamerhe et de sa belle-fille, censées avoir bénéficié des détournements.

C'est parce que nous avons constaté qu'il n'y avait pas contrat, que nous avons déféré devant vous ces messieurs.

Procès Vital Kamerhe: compte-rendu d'audience

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