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Bénin: le procureur de Kandi mis en examen pour «intelligence avec un groupe terroriste»

C'est la Cour de répression des infractions économiques et terroristes qui est en charge de l'affaire. (image d'illustration)
C'est la Cour de répression des infractions économiques et terroristes qui est en charge de l'affaire. (image d'illustration) Getty Images/Oxford
Texte par : RFI Suivre
2 min

Le procureur, le premier substitut et le commissaire par intérim de la ville de Kandi ont été placés sous mandat de dépôt, pour « intelligence avec un groupe de terroriste, abus de fonction et corruption ». Il leur est reproché d'avoir libéré un suspect qui appartiendrait à une organisation terroriste.

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Avec notre correspondant à Cotonou, Jean-Luc Aplogan

Tout est parti de l’arrestation d’un suspect présenté comme un agent de renseignement d’un groupe de terroristes dans le parc W, partagé par le Niger et le Burkina Faso. Le procureur de Kandi reçoit le dossier, le traite et le classe sans suite. Ceux qui ont interpellé le suspect sont mécontents et informent leur hiérarchie. De là, tout va très vite. Les magistrats sont alors soupçonnés d’intelligence avec les terroristes.

Une source proche du dossier rapporte que la seule juridiction compétente pour les affaires de terrorisme est la CRIET, la Cour de répression des infractions économiques et terroristes. Pour cette source, le procureur devait transmettre le dossier à cette cour spéciale créée en mai 2018, au lieu de le classer.

Le 18 mai, le substitut est gardé à vue, 4 jours après, le procureur de Kandi et le commissaire par intérim de la ville connaissent le même sort. Et ce mardi que la CRIET les a inculpés pour « intelligence avec une organisation terroriste, abus de fonction et corruption ».

Une douzaine d’avocats se sont constitués pour les défendre. Ils critiquent sévèrement la détention provisoire de leurs 3 clients. Pour Me Brice Houssou, « aucun élément concret ne sous-tend ces infractions, tout au plus, ça vaut un manquement qui peut être puni sur le plan administratif ». L’affaire est très commentée dans les couloirs des tribunaux, « nous sommes atterrés » a confié un haut magistrat.

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