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Cameroun: les arrestations de bénévoles distribuant des masques continuent

Masques en tissus fabriqués à Yaoundé au Cameroun (illustration).
Masques en tissus fabriqués à Yaoundé au Cameroun (illustration). AFP
Texte par : RFI Suivre
2 min

Difficile, au Cameroun, de participer à la sensibilisation aux gestes barrière pour freiner la pandémie de Covid-19. De nombreux bénévoles distribuant des masques ou du gel hydroalcoolique ont été arrêtés depuis le début du mois de mai.

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Ce week-end et ce lundi, quatre bénévoles de l’association « Initiative Survie Cameroun », lancée par l’opposant Maurice Kamto, ont été interpellés à Sangmelima. Un autre bénévole a été arrêté lundi à Djoum. Ces personnes ont été arrêtées alors qu’elles distribuaient des masques et du gel hydroalcoolique. Même scénario début mai, au marché de Mokolo de Yaoundé, où six bénévoles avaient aussi été arrêtés lors de campagnes de sensibilisation.

Bien que certains bénévoles soient relâchés, ces arrestations ternissent les messages incitant à appliquer les gestes barrière pour lutter contre la pandémie de Covid-19. C’est le constat dressé par le syndicaliste Jean-Marc Bikoko, qui préside la Centrale syndicale du secteur public camerounais, joint par Bineta Diagne du service Afrique :

« Le gouvernement a voulu confisquer la gestion de la lutte contre la pandémie, ce qui fait que toutes les initiatives, en dehors de celles du gouvernement, sont un peu combattues. Du coup, des populations qui n’étaient pas très convaincues de ce mélange de genres où le politique s’invite dans le processus, finissent même par ne même plus accorder de l’importance à la maladie. »

►À lire aussi : Coronavirus: au Cameroun, le rejet du don de l'opposant Kamto fait débat

Pour lui, cela décourage la population car cela politise un problème de santé publique : « Sur cent personnes, il y a une trentaine qui portent des masques, qui se lavent les mains… Des actes comme ceux-là contribuent à discréditer tout ce qui a été fait pour sensibiliser les gens, (pour que) la maladie soit prise au sérieux. Les gens se disent alors : comme c’est politique, si on ne meurt pas du coronavirus, on va mourir d’autre chose ».

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