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Côte d’Ivoire: le camp Soro va saisir la Cour africaine des droits de l'Homme

L'ancien leader rebelle ivoirien et candidat à l'élection présidentielle, Guillaume Soro, à Paris le 29 janvier 2020.
L'ancien leader rebelle ivoirien et candidat à l'élection présidentielle, Guillaume Soro, à Paris le 29 janvier 2020. Lionel BONAVENTURE / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 min

En Côte d’Ivoire, le camp Soro est à l’offensive contre les autorités. Les avocats de ce dernier vont saisir la Cour africaine des droits de l’Homme pour faire constater le non-respect d’une décision de cette institution.

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Abidjan avait un mois pour se conformer aux décisions formulées par la Cour africaine des droits de l’Homme le 22 avril, à savoir la suspension du mandat d’arrêt international émis contre Guillaume Soro et la mise en liberté provisoire de 19 de ses proches. Or, les autorités ivoiriennes n’ont pas respecté ce délai.

Les avocats de l'ancien président de l’Assemblée nationale et président du GPS entendent donc saisir la Cour africaine des droits de l’Homme. Me Affoussy Bamba, avocate de Guillaume Soro, jointe au téléphone par Pierre Firtion de la rédaction Afrique : « La date a expiré, donc voilà, on le fait constater, et on indique également que forts de cela, nous allons envisager toutes les mesures qu’il faut pour contraindre l’État de Côte d’Ivoire à appliquer cette décision. Nous allons faire un rapport à la Cour pour constater effectivement le non-respect de toutes ces décisions par l’État de Côte d’Ivoire, par le régime actuel. »

Objectif de sanctions diplomatiques

Le but de ce rapport n’est pas seulement de saisir la Cour africaine des droits de l’homme, mais aussi d’alerter d’autres institutions internationales : « Ensuite, sur la base de ce rapport, le président de la Cour africaine va faire un rapport, effectivement, qui va être soumis aux chefs d’État de la Conférence des présidents de l’Union africaine, ajoute Me Affousy Bamba. Et c’est donc ce rapport qui va être soumis aussi bien à l’Union européenne qu’aux Nations unies, surtout. Et c’est sur la base de ce rapport qu’il y aura des résolutions qui vont être prises et qui vont aller jusqu’aux sanctions individuelles et diplomatiques. Donc vous voyez, ça va très loin ! Et ce n’est pas moi qui le dis, c’est clairement défini par rapport au non-respect des décisions de la Cour africaine. »

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