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Menacé par une nouvelle enquête, le patron de la BAD se dit «innocent»

Cette affaire vient compromettre la réélection d'Akinwumi Adesina, premier Nigérian à la tête de la BAD.
Cette affaire vient compromettre la réélection d'Akinwumi Adesina, premier Nigérian à la tête de la BAD. Riccardo Savi / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AF
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La réélection en août prochain du Nigérian Akinwumi Adesina à la tête de la Banque africaine de développement est cette fois compromise Le bureau du conseil des gouverneurs de la BAD a acté le principe d’une enquête indépendante dans l’affaire des allégations de favoritisme qui le visent.

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Dans un communiqué publié ce mercredi, Akinwumi Adesina se dit « innocent » des accusations de prévarication le visant et qu’il va « continuer à travailler ». Le président de la Banque africaine de développement invoque même les esprits de Nelson Mandela et Martin Luther King pour souligner sa probité.

Ce communiqué intervient après la demande des Etats-Unis, un des principaux actionnaires de la BAD, d'« une enquête approfondie sur ces allégations par un enquêteur extérieur indépendant », dans une lettre signée de Steven Mnuchin datée du 22 mai. Le secrétaire américain au Trésor y faisait part de ses « sérieuses réserves » sur l'enquête interne menée par la BAD, qui l'avait conduit à disculper totalement Akinwumi Adesina, mis en cause depuis le début de l'année par des « lanceurs d'alerte ».

Plusieurs salariés de la Banque africaine de développement accusaient leur président de ne pas respecter les règles internes, de nommer des proches à certains postes et de favoriser les ressortissants nigérians. L’attribution douteuse de contrats était également pointée.

L’Argentine, la Côte d’Ivoire et la Namibie, les trois pays qui composent actuellement le bureau du conseil des gouverneurs, ont rapidement exaucé le souhait de Washington en donnant le feu vert à une enquête indépendante.

Cette affaire fragilise l'éventuelle réélection d'Akinwumi Adesina pour un second mandat de cinq ans à la tête de l'institution panafricaine de développement, qu'il est le premier Nigérian à diriger. Economiste spécialiste du développement et ancien ministre de l'Agriculture du Nigeria, l'intéressé assure avoir reçu « des marques de soutien du monde entier ces dernières semaines », « face à ces fausses allégations qui visent à porter atteinte à mon honneur et mon intégrité, ainsi qu'à la réputation de la BAD ».

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