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Analyse

Les Occidentaux craignent un «scénario à la syrienne» en Libye

Un combattant du GNA (Gouvernement d'union nationale) devant la carcasse d'une voiture dans les faubourgs de Tripoli le 9 mai 2020. (Image d'illustration)
Un combattant du GNA (Gouvernement d'union nationale) devant la carcasse d'une voiture dans les faubourgs de Tripoli le 9 mai 2020. (Image d'illustration) Mahmud TURKIA / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L’implication croissante de la Turquie et de la Russie en Libye suscite une crainte : celle de voir ce pays basculer dans un scénario à la syrienne. Plusieurs responsables occidentaux ont mis en garde contre un tel risque. À l'image du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, ou encore de Stéphan Townsend, le général commandant les forces américaines en Afrique. Quelles sont les implications d'un tel scénario ?

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C’est un partage d’intérêts stratégiques, économiques et d’influences entre deux acteurs majeurs qui sont déjà bien présents en Syrie, et qui le sont aujourd’hui en Libye. Il s’agit de la Russie et la Turquie, qui essaient de marginaliser les autres acteurs internationaux et régionaux qui interviennent dans ce dossier très compliqué. 

Ces deux pays avaient des investissements énormes en Libye avant 2011 et s’étaient toujours opposés à une intervention de l’Otan contre le colonel Kadhafi. Tous deux semblent aujourd’hui décidés à conserver leurs intérêts déjà en place et cherchent surtout à accroître leur influence politique et militaire.

Dans leur manière de s’impliquer en Libye, ils mettent chacun en jeu de lourds moyens en armes et en mercenaires. Ils espèrent ainsi devenir, demain, maîtres de la paix comme ils sont aujourd’hui maîtres de la guerre. Plusieurs analystes imaginent déjà une conférence nationale conçue par les deux pays pour la Libye à l’identique d’Astana pour la Syrie.

Depuis janvier, des fuites font état d’un accord entre Moscou et Ankara pour partager ce pays riche en hydrocarbures, et qui octroie une grande partie de cette richesse à la Russie, ce que les Américains tentent d’éviter en changeant leur fusil d’épaule et en soutenant le Gouvernement d'union nationale (GNA) après avoir soutenu le maréchal Haftar.

Selon des experts, les Russes ne laisseront pas passer l'occasion de se retrouver sur les rebords sud de l’Europe. Les Américains et les Occidentaux craignent que la Russie s’installe à long terme en Libye, ce qui entraverait leurs intérêts en Afrique et qui susciterait des craintes sécuritaires pour les pays du sud de l’Europe. De plus, une présence permanente de la Russie à l’Est libyen préoccupe certainement les Américains, qui ont cherché à avoir une base militaire en Libye du temps de Kadhafi, ce qui leur a été toujours refusé.

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