Accéder au contenu principal

Burkina Faso: comment faire participer les détenus aux élections?

Vue aérienne de la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou, le 10 janvier 2000 (image d'illustration).
Vue aérienne de la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou, le 10 janvier 2000 (image d'illustration). Patrick Hertzog/AFP
Texte par : RFI Suivre
2 min

Au Burkina Faso, partis politiques, société civile et pouvoir public réfléchissent sur le mécanisme à mettre en place afin que les personnes détenues puissent participer aux différentes élections.

Publicité

Avec notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani

La loi autorise toute personne, n’ayant pas été privée de ce droit par une décision de justice, d’exercer son droit de vote. Mais, dans les faits, cela reste encore difficile, voire impossible. A quelques mois des élections couplées présidentielle - législatives, tous les participants à la rencontre de Ouagadougou recommandent la participation des détenus ayant déjà des cartes d’électeurs aux prochaines élections.

Trouver un mécansime

Selon Kalifa Yemboado Rodrigue Namoano, le président de la Commission nationale des droits humains, il faut trouver un mécanisme pour rendre effectif le droit de vote des détenus au Burkina Faso : « Le détenu conserve ses droits civils, politiques, économiques... sauf si ses droits lui ont été privés par une décision judiciaire. »

Le processus de révision de la liste électorale pour la présidentielle et les législatives de novembre 2020 est en cours. Pour Lansané Dao, le président de SOS Pénitencier, une association qui milite en faveur du vote des détenus, il faut déjà penser à enregistrer les personnes privées de liberté sur le fichier électoral: « Si déjà, on va les faire participer à l’enrôlement, nous pensons que même si c’est un test, même passer un test, nous allons pouvoir le faire. »

La commission électorale nationale indépendante se dit disposée à faire enrôler toutes les personnes détenues et ayant le droit de vote sur les listes. Selon Adama Kéré, vice-président de la CENI, « techniquement, la CENI n’a pas de problème pour enrôler les détenus, la CENI n’a pas de problèmes pour les faire voter et donc elle est prête pour prendre en compte tout ceux qui ont le droit de voter. »

Phase pilote

Pour une phase pilote, les participants à la rencontre recommandent que les moyens soient mis à la disposition du personnel de sécurité pénitentiaire en vue de rapprocher les détenus ayant déjà des cartes d’électeurs des bureaux de vote d’électeurs pour les prochaines élections.

À lire aussi: Burkina: l'ancien ministre de la Défense Jean-Claude Bouda écroué

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.