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Coronavirus: comment s'explique la hausse de contaminations en Côte d'Ivoire?

Dans un centre de dépistage de Covid-19 à Abidjan, une femme attend son tour pour être testée, le 15 avril 2020.
Dans un centre de dépistage de Covid-19 à Abidjan, une femme attend son tour pour être testée, le 15 avril 2020. REUTERS/Luc Gnago
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Si le taux de létalité officiel, moins de 2%, et le nombre de décès, 31,  restent assez faibles à ce jour en Côte d’Ivoire, le nombre de cas déclarés de Covid-19 progresse de plus en plus rapidement. Ces quatre derniers jours, 318 cas ont été enregistrés dans le pays portant le nombre total de cas confirmés à 2799 : un rythme de croissance jamais connu jusqu’alors.

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Avec notre correspondant à Abidjan, François Hume-Ferkatadji

Conseillère du ministre de la Santé, le docteur Edith Kouassi a émis plusieurs hypothèses pour expliquer la hausse du nombre de cas. D’abord, le non-respect des mesures barrières, mais aussi, selon elle, le renforcement de la capacité du nombre de tests, qui entrainerait mécaniquement une hausse du nombre de cas :

« Le gouvernement a amélioré les capacités de dépistage, en plus des équipes d'intervention rapide qui étaient déjà là, au nombre de 113 en Côte d'Ivoire. Nous avons neuf sites de dépistage de proximité de grande capacité. »

Une hypothèse qui parait peu probable, car les chiffres officiels montrent que le nombre de prélèvements quotidiens n’a pas augmenté, au contraire. Alors que la Côte d’Ivoire a fait jusqu’à 1000 tests par jour à la mi-mai, on comptait entre 400 et 700 échantillons, la semaine dernière.

Selon, le commissaire Bleu Charlemagne, c’est avant tout le manque de discipline qui est à mettre en cause. « C'est le reflet de l'indiscipline sur le terrain. Il n'y a rien d'autre. Donc, je voudrais dire, sincèrement, à chacun de nous, d'être le gardien de soi-même. »

Quant à l’utilisation du traitement controversé et jugé inefficace par plusieurs revues scientifiques, hydroxychloroquine + azythromicine, le ministère de la Santé affirme qu’il fait toujours parti « de l’arsenal thérapeutique ».

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