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Libye: le jeu international derrière l'annonce d'une reprise des discussions

Des forces fidèles au maréchal Haftar, dans la ville de Sebha, située à  660 km au sud de Tripoli, en février 2019. (Photo d'illustration)
Des forces fidèles au maréchal Haftar, dans la ville de Sebha, située à 660 km au sud de Tripoli, en février 2019. (Photo d'illustration) AFP
Texte par : RFI Suivre
2 min

Après une suspension de plus de trois mois, la mission de l’ONU a annoncé le lundi 1er juin, la reprise des pourparlers militaires entre les pouvoirs rivaux libyens. Les deux précédentes rencontres n’ont pas abouti et n’ont pas réussi à imposer une trêve humanitaire. À l’heure où les appels internationaux et régionaux à une trêve se multiplient, la situation se complexifie davantage.

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Pour le moment, la Mission des Nations unies en Libye (Manul) ne donne pas une date précise pour le début de ces nouveaux pourparlers. Le Gouvernement d’union nationale ne semble pas pressé, et fait tout pour arriver à la table de négociations en étant en position de force sur le terrain. Chasser l’Armée nationale libyenne dirigé par Khalifa Haftar du maximum du terrain à l’Ouest est son souhait le plus fort. Le GNA n’a pas annoncé officiellement son accord pour les pourparlers.

Quant à son adversaire le maréchal Haftar, c’est à partir du Caire où il a tenu des rencontres militaires à très haut niveau, qu’il annonce qu’il ne participera pas à ces pourparlers tant que les milices de Tripoli n’auront pas déposé les armes. Il a demandé l’aide de l’Égypte pour le soutenir au niveau international. Pourtant l’Égypte et les Émirats arabes unis se sont félicités de l’annonce de la reprise des pourparlers alors que leur allié Khalifa Haftar avait essuyé des multiples revers militaires.

La Turquie elle semble fière d’avoir modifié l’équation sur le terrain militaire, comme l’affirme plusieurs de ses responsables. D’ailleurs, Fayez el-Sarraj, le Premier ministre du GNA effectue ce jeudi une nouvelle visite à Ankara. Enfin, la France, qui a réactivé sa diplomatie en ce qui concerne le dossier libyen, a exprimé ses craintes que la Turquie et la Russie ne s’entendent « à leurs conditions » au détriment de la stabilité de la Libye, a indiqué l’Élysée dans un communiqué ce mercredi.

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