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RDC: 20 ans après, les victimes de la guerre des six jours réclament toujours justice

Une rue du centre-ville de Kisangani (photo d'illustration).
Une rue du centre-ville de Kisangani (photo d'illustration). CC/Creative Commons / Piet Clement
Texte par : RFI Suivre
2 min

Il y a vingt ans, pendant l'occupation des territoires congolais par des rébellions soutenues par des pays étrangers, les armées rwandaise et ougandaise se sont affrontées dans la ville de Kisangani. Des combats qui firent des centaines de morts parmi la population congolaise et causèrent d'importants dégâts matériels et environnementaux. Les victimes continuent à réclamer justice aujourd’hui. Vendredi, à l'occasion du 20e anniversaire de cette guerre, elles ont encore manifesté à Kisangani, sur le site du cimetière, et à Kinshasa.

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Pierre Komba est un des rescapés de guerre des Six Jours. Ancien enseignant, il porte toujours les stigmates de ces violences : « Dans mon corps, j’ai 37 éclats d’obus, indique-t-il. C’est le père Zabalo, prêtre jésuite de la paroisse Christ-Roi de Mangobo qui m’a aidé à extraire au moins 17 éclats. Le reste, 20 ans après, je le porte aujourd’hui dans mon corps. »

Les victimes congolaises de ces événements demandent réparation. Elles évoquent la reconnaissance du génocide de 1994 obtenue par la population rwandaise. « Les Rwandais ont fait leur génocide. Ils ont hissé ça au niveau international. Pourquoi ces mêmes Rwandais qui sont venus ici nous tuer ne peuvent pas aussi répondre de leurs actes devant la communauté internationale ? », s’insurge Pierre Komba.

Une procédure en souffrance devant la CIJ

Les rescapés de la guerre des Six Jours se sont également adressés au gouvernement congolais. Ils lui demandent de tout mettre en œuvre pour faire aboutir la procédure engagée au niveau de la Cour internationale de justice. «  Nous demandons au président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, de s’impliquer effectivement pour qu’il y ait réparation et afin que justice soit faite », exhorte Aline Engbe, aujourd’hui porte-parole du collectif des victimes de ce conflit.

Portée devant la Cour internationale de justice, l'affaire a connu plusieurs reports à la demande, chaque fois, de l'Ouganda qui préfère un arrangement à l'amiable avec la RDC.

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