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Coronavirus: l’UEMOA fait ses comptes suite à une première enquête

Le siège de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) à Ouagadougou, au Burkina Faso (image d'illustration).
Le siège de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) à Ouagadougou, au Burkina Faso (image d'illustration). Creative Commons BY-SA 3.0
Texte par : RFI Suivre
2 min

Les entreprises des pays de la zone paient le prix fort de la pandémie du Covid-19. Dans une enquête réalisée en avril auprès des chambres de commerce et des associations patronales des huit pays de la zone économique et monétaire d'Afrique de l'Ouest, on apprend que l'emploi a diminué de 25% et que certains secteurs ont vu leur activité réduite à néant. Les patrons interrogés estiment, globalement, que les gouvernements devraient faire plus pour soutenir les entreprises.

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C'est la première radioscopie de l'UEMOA après la pandémie de coronavirus, et force est de constater que le cliché est inquiétant.

Le secteur le plus impacté par les mesures de lutte contre la pandémie est sans surprise celui des services avec, en avril, des baisses d'activité allant de 100 % pour le tourisme et 95 % pour l'hôtellerie et la restauration. Si la pandémie devait durer toute l'année, le secteur perdrait 50 % de son chiffre d'affaires.

Le commerce est lui aussi très impacté. 63 % des grossistes ont vu leur activité baisser d'un quart mais 81 % des détaillants travaillant dans l'informel ont fait le même constat. Les commerçants informels, vendeurs de rue ou de marchés, sont les grandes victimes collatérales de la crise.

Le tableau est moins catastrophique dans l'industrie, l'agriculture et les mines. Les producteurs d'or notamment s'en sortent bien.

Globalement, l'emploi salarié dans l'UEMOA a baissé de 25 %, alors même que beaucoup d'entreprises avaient renoncé à licencier.

Les patrons attendent désormais des mesures plus fortes de la part des États et ainsi, par exemple, la réouverture rapide des frontières intra-communautaires. Ils restent aussi optimistes quant à l'avenir, puisque les trois quarts espèrent, dès juillet, un retour à la normale de leur activité.

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