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Djibouti et le Kenya s'opposent pour un siège non permanent au Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité de l'ONU (image d'illustration)
Le Conseil de sécurité de l'ONU (image d'illustration) Johannes EISELE / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Mercredi prochain les Nations unies vont voter pour élire les membres non-permanents du Conseil de sécurité. Des postes de prestige accordés aux autres pays du monde en plus des 5 membres permanents. Trois sièges seront attribués à l’Afrique. Ils sont la plupart du temps désignés par consensus en amont, avec l’appui de l’Union africaine. Le Niger et la Tunisie ont déjà été sélectionnés. Mais pour le 3e siège, Djibouti et le Kenya s’opposent toujours. L’UA déclare pourtant qu’elle soutient Nairobi, mais les Djiboutiens ne sont pas d’accord.

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Avec notre correspondant à Nairobi, Sébastien Németh

Le combat diplomatique fait rage. Mardi, l’UA a écrit aux délégations étrangères de l’ONU pour rappeler son soutien au Kenya. L’organisation se base sur un vote d’août 2019, par son Comité des représentants, durant lequel Nairobi avait été choisi. Mais Djibouti conteste et a encore envoyé un courrier virulent mercredi.

« Il y a eu un mépris du règlement avec une décision arbitraire et injuste. Les textes sont clairs, le choix final devait être entériné au sommet des chefs d’Etats d’avril. Ça n’a jamais été le cas. On est dans l’illégalité », explique un diplomate.

Certains estiment que ce 3e siège revient pourtant au Kenya, car les deux autres places ont été accordées à des nations francophones. Daoud Houmed reconnaît le fort lobbying de Nairobi auprès des anglophones, pour autant, le porte-parole de la majorité balaie cet argument… Selon lui, c’est au tour de Djibouti, qui n’a siégé au Conseil qu’une fois en 93, alors que le Kenya a été membre en 77 et 97.

« La démarche de certains semble discriminatoire », confie-t-il, sans citer de nom. Daoud Houmed se dit néanmoins confiant. Il cite entre autres la lutte de Djibouti contre le terrorisme, sa participation aux missions onusiennes ou l’hébergement de militaires étrangers sur son sol. « Notre diplomatie tourne à plein. Nous allons gagner cette bataille », conclue Daoud Houmed.

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