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La Somalie et le Somaliland tiennent un sommet historique à Djibouti

Muse Bihi Abdi, président du Somaliland, le 13 novembre 2017 à Hargeisa. (Photo d'illustration)
Muse Bihi Abdi, président du Somaliland, le 13 novembre 2017 à Hargeisa. (Photo d'illustration) AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les présidents de la Somalie et de l'ancienne province de la Somalie britannique ayant fait sécession en 1991, appelée le Somaliland, se sont rencontrés en tête à tête pour la première fois ce dimanche 14 juin à Djibouti. Officiellement, il s'agissait d'un « sommet de consultation » destiné, avant tout, à ouvrir des négociations sur les relations conflictuelles entre les deux capitales.

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Après avoir été accueilli sur un tapis rouge par le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh, Mohamed Farmajo, président de la Somalie, puis Muse Bihbi, président du Somaliland, se sont rendus au palais présidentiel. Les trois présidents, masques sur le visage, se sont vus longuement dans un salon privé, puis avec le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed qui a beaucoup œuvré pour ce rapprochement.

Tous se sont livrés à un nouvel exercice symbolique pour les caméras, en plantant chacun un arbre dans le sol aride. Abiy Ahmed en a profité pour souligner la fécondité du « dialogue » pour le développement.

Une séance plénière s'est ensuite tenue autour d'une grande table rectangulaire, en présence d'observateurs importants tels que l'organisation régionale IGAD, les Etats-Unis, l'Ethiopie et l'Union européenne. Les chefs d'Etat ont pris la parole tour à tour, à la fois pour préciser leur position l'un vis-à-vis de l'autre mais aussi pour affirmer leur désir de réconciliation.

Relations conflictuelles

Les tentatives de réconciliation précédentes entre la Somalie et le Somaliland n'ont jamais rien donné. Les deux pays, quels que soient leur dirigeant, n'ont jamais varié : Mogadiscio veut la réintégration du Somaliland dans l'ensemble somalien et Hargeisa exige l'autodétermination.

Mais la fin de cette guerre froide ferait les affaires de tout le monde. La Somalie est déjà minée par de multiples conflits. Le Somaliland, non reconnu officiellement, est bridé par son isolement politique. L'Ethiopie quant à elle, doit jouer les équilibristes entre deux alliés. Et enfin, côté djiboutien, pays somali lui aussi, faciliter la réconciliation entre les frères ennemis du sud et du nord lui apporterait un point diplomatique important, dans sa campagne pour un siège au Conseil de sécurité de l'ONU.

Pour tous, le sommet de dimanche est donc une réelle avancée. Les discussions ont commencé dans un climat « conciliant », selon une source diplomatique. Des rencontres techniques doivent maintenant commencer entre délégations à partir de ce lundi. D'après le communiqué final, il a été convenu de ne pas « politiser » les questions de développement et d'investissements.

► À lire aussi: Le torchon brûle entre le Kenya et la Somalie au sujet du Somaliland

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