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Crime rituel au Bénin: l’acquittement du commanditaire pose question

Vue de Cotonou, Bénin.
Vue de Cotonou, Bénin. Wikimedia
Texte par : RFI Suivre
3 mn

C’est une affaire qui a ému le Bénin: le crime rituel d’une fillette de 7 ans en février dernier. Martial Bignon Zoï voulait prélever les organes afin de préparer un « savon magique ». Ce dernier a été condamné lundi à la perpétuité. Mais de manière inattendue, le commanditaire du crime Gratien Missigbèto, qui voulait un gris-gris, a lui été acquitté.

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Si quelqu’un est commanditaire, cela veut dire que c’est lui qui a fait en sorte qu’on a pu ôter la vie à une fille innocente. De mon point de vue, je ne suis pas juge, mais je me dis que tel que c’est exposé, il doit connaître sa sanction. Mais je me dis également que si le procureur a fait appel, c’est qu’il pense qu’il y a quelque chose qui ne va pas, et de ce point de vue, je suis tout à fait d’accord pour qu’on creuse, qu’on cherche à comprendre ce qui s’est passé et que si quelqu’un a la main entachée de sang, qu’on puisse lui infliger la punition qu’il mérite. C’est pour cela que je pense que le procureur est dans une logique qui permet justement de dire: plus jamais ça.

Norbert Fanou-Ako, directeur de l’ONG Enfants solidaires d’Afrique et du monde (Esam)

Le procureur a donc annoncé son intention de faire appel de cette décision. La famille de la victime devrait faire de même.

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