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En Mauritanie, les 2500 enseignants du secteur privé tirent la sonnette d’alarme

Le siège de l'école normale d'instituteurs de Nouakchott dans la capitale, le 1er avril 2019 (photo d'archives).
Le siège de l'école normale d'instituteurs de Nouakchott dans la capitale, le 1er avril 2019 (photo d'archives). Carmen Abd Ali / AFP

Ils affirment ne pas avoir touché de salaire depuis le mois de février 2020. Les écoles sont fermées depuis le 10 mars, dans le cadre des mesures pour lutter contre le coronavirus. Et les enseignants du secteur privé n’ont toujours rien reçu, affirme le syndicat de ce secteur.

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Avec notre correspondant à Nouakchott, Salem Mejbour

Voilà quatre mois que les enseignants du secteur privé n’ont pas été payés. Ils touchent habituellement 150 000 ouguiya par mois, soit l’équivalent de 350 euros.

Et sans salaire, la vie au quotidien est devenue difficile, explique Moustapha Mohamed Diop, coordonnateur national du Syndicat des enseignants du secteur privé : « Nous avons des loyers à payer, des factures à payer d’eau et d’électricité. On n’a même plus de quoi acheter les vivres. Actuellement, il y a des collègues qui sont dans la rue. Pourquoi ? parce qu’ils n’ont plus de quoi payer leur loyer. Et les bailleurs, que font-ils ? Ils les font sortir de la maison. »

Tous ces collègues sont dans le même cas, explique-t-il : Ils sont même allés voir le Syndicat des établissements scolaires du privé, mais n’ont pas obtenu de réponse. Et pourtant affirment-ils, le gouvernement a demandé à toutes les entreprises privées de continuer à payer leurs personnels, y compris les écoles privées.

Contacté par RFI, le secrétaire général du Syndicat des établissements scolaires du privé, n’était pas joignable.

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