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Le Soudan réduit ses entreprises publiques pour sortir du naufrage économique

Une rue de Khartoum la capitale du Soudan (image d'illustration).
Une rue de Khartoum la capitale du Soudan (image d'illustration). REUTERS/Mohamed Nureldin Abdallah
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Confronté à une grave crise économique, le Soudan tente ce qu’il peut pour récupérer de l’argent. Le pays, sous sanctions américaines, n’a pas accès aux prêts internationaux. Or son inflation atteint 100% et sa monnaie s’écroule à mesure que l’État fait fonctionner la planche à billets pour subventionner le pain, l’essence ou encore l’électricité. Pour faire face, la dernière réforme d’ampleur annoncée jeudi vise à assainir les entreprises d’État dont une grande partie ressemble à des coquilles vides.

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Avec notre correspondant à Nairobi,  Sébastien Németh

Le comité d’urgence économique a recensé 650 entreprises d’État. Or seules douze d’entre elles apportent un revenu au ministère des Finances. Toutes les autres ne paient aucun impôt. Certaines ont même parfois un coût administratif très élevé, représentant jusqu’à 60% du budget.

Par conséquent, Adam Harika, rapporteur du comité, a annoncé qu’une grande partie de ces sociétés serait liquidée « parce qu’elles ne font absolument rien ou ne génèrent aucun profit », dit-il. D’autres seront privatisées. D’autres enfin resteront publiques.

C’est une nouvelle étape dans la série de réformes annoncées pour tenter de sauver le Soudan du naufrage. Alors que l’économie coule, le gouvernement récupère de l’argent partout où il peut. Mardi, le même comité avait annoncé une importante réforme du secteur de l’or, alors que le pays est le troisième exportateur mondial.

Avant, la Banque centrale achetait le minerai à un prix moins élevé que celui du marché international. Mécontents, les commerçants écoulaient donc 70 ou 80% de leur production à travers la contrebande, privant le gouvernement d’un revenu important. La nouvelle régulation autorise toute entité légale à exporter l’or directement. La Banque centrale elle prélèvera une taxe qui lui permettra d’accumuler une réserve dont elle aura bien besoin pour les temps à venir.

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