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Présidentielle en Guinée: la Céni propose la date du 18 octobre 2020

Une affiche de la campagne référendaire soutenant la réforme de la Constitution à Conakry, le 27 février 2020.
Une affiche de la campagne référendaire soutenant la réforme de la Constitution à Conakry, le 27 février 2020. REUTERS/Stringer
Texte par : RFI Suivre
5 mn

En Guinée, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) propose que l’élection présidentielle, prévue avant la fin de l’année 2020, se tienne le 18 octobre prochain. C'est maintenant au président sortant, Alpha Condé, de valider cette date.

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Cette proposition de la Céni, qui correspond à la fin du second et dernier mandat constitutionnel de cinq ans du président Alpha Condé, sera transmise au chef de l'État à qui il revient de fixer, par décret, la date des élections, a précisé dans un communiqué la Commission électorale nationale indépendante.

Alpha Condé a promulgué, début avril, la nouvelle Constitution qu'il avait soumise à référendum le 22 mars dernier. L'opposition, elle, dénonce un stratagème de sa part pour se maintenir au pouvoir.

Le nouveau texte, comme l'ancien, limite le nombre de mandats présidentiels à deux. Mais l'opposition accuse le président de vouloir prendre prétexte de la nouvelle Constitution pour remettre son compteur à zéro et chercher à se succéder en octobre prochain.

Le président sortant a jusqu'ici maintenu un voile de moins en moins opaque sur ses intentions. C'est son parti qui décidera de son avenir, répète-t-il souvent.

Enfin, la commission électorale s'engage, comme le lui a recommandé la Francophonie et la Cédéao, à procéder, d’ici à la présidentielle et à titre exceptionnel, à une révision des fichiers électoraux dont la régularité est contestée par l'opposition.

La classe politique réagit à l'annonce

En attendant, les tensions montent dans les état-majors politiques qui apprécient diversement cette proposition de la Céni. À cette date du 18 octobre, le parti présidentiel ne trouve aucun inconvénient et se dit prêt pour affronter l’échéance.

« Les prérogatives d’organiser ces élections sont dévolues à l’institution et quand elle propose une date, la loi voudrait que cette date soit entérinée par monsieur le président de la République, souligne Honorable Aly Kaba, président du groupe parlementaire de la majorité. Et à notre niveau, nous sommes fin prêts pour aller aux élections si elles étaient bien sûrs validées cela nous éviteraient un glissement du calendrier électoral en république de Guinée ».

Avant d’aller à ce scrutin présidentiel, l’opposition a, quant à elle, un chapelet de revendications. « Nous avons déjà une question préjudicielle, nous n’acceptons la Constitution, nous ne reconnaissons pas le Parlement, rappelle Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, principal parti d’opposition. Nous exigeons que le scrutin du 22 mars soit annulé [double scrutin législatif et référendaire boycotté par l’opposition, Ndlr], sans compter que nous avons un problème sérieux avec le fichier qui a été tripatouillé à plusieurs reprises, tout le monde le sait. Nous voulons aller aux élections, mais nous voulons que toutes les conditions d’un scrutin inclusif, transparent et juste soient réunis avant ».

Pour cette élection présidentielle de 2020, Ousmane Kaba, le président du PADES (le Parti des démocrates pour l’espoir), a annoncé sa candidature jeudi. Il est, pour l'heure, le seul candidat déclaré.

► À lire aussi: Polémique sur la nouvelle Constitution en Guinée: des députés veulent saisir la Cédéao

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