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Paludisme en RCA: une nouvelle résistance à l’artémisinine fait l’objet de recherches

Larves d'anophèles, ces moustiques qui sont les principaux vecteurs du paludisme.
Larves d'anophèles, ces moustiques qui sont les principaux vecteurs du paludisme. LUIS ROBAYO / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 min

En République centrafricaine, la lutte contre le paludisme se poursuit. Cette maladie parasitaire est l’une des plus meurtrières dans le pays. Pour mieux la connaître, les chercheurs de l’Institut Pasteur s’intéressent notamment aux différentes souches du parasite. Récemment, c’est la résistance du parasite à l’artémisinine, principal médicament curatif du paludisme, qui a fait l’objet de recherches et de publications.

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Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

Les témoignages de médecins évoquant le manque d’efficacité des traitements à base d’artémisinine se sont multipliés dans la capitale centrafricaine. C’est pourquoi le Dr Romaric Nzoumbou-Boko, chercheur associé à l’Institut Pasteur de Bangui et responsable du laboratoire de parasitologie, s’est penché sur cette question.

« Cette étude consiste à rechercher des souches de plasmodium falciparum, principal parasite responsable du paludisme, qui sont porteuses des mutations liées à l’artémisinine, explique-t-il. Ces résultats ont montré, sur l’échantillon analysé de 2017 à 2019 dans les deux sites de Bangui, qu’il n’y a pas de circulation de souche connue pour être porteuse de mutations liées à la résistance à l’artémisinine. »

Une bonne nouvelle donc. Cependant, l’étude a révélé une nouveauté : « La circulation d’une souche au profil inconnu, jamais rapportée, portant une nouvelle mutation localisée dans le domaine de la résistance. Une nouvelle souche du parasite qui porte une nouvelle mutation et on n’a pas trop d’information sur cette nouvelle mutation, si elle est liée ou pas à l’artémisinine », ajoute le docteur Nzoumbou-Boko.

Ce dernier espère étendre son étude sur l’ensemble du territoire centrafricain afin d’avoir une cartographie complète de l’éventuelle résistance du parasite aux antipaludiques et entamer des recherches sur cette nouvelle mutation.

► À lire aussi: La lutte contre le paludisme pourrait pâtir de la pandémie de Covid-19

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