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Reportage

Côte d’Ivoire: Ferkéssédougou, une ville à l’arrêt à cause de la fermeture des frontières

En Côte d'Ivoire, Ferkéssédougou, proche du Burkina Faso, souffre économiquement de la fermeture des frontières, 23 juin 2020.
En Côte d'Ivoire, Ferkéssédougou, proche du Burkina Faso, souffre économiquement de la fermeture des frontières, 23 juin 2020. Issouf SANOGO / AFP

Dans le nord de la Côte d’Ivoire, Ferkéssédougou est la dernière grande ville sur la route du Burkina Faso. Depuis la fermeture des frontières et l’isolement d’Abidjan en raison de la pandémie de coronavirus, la ville souffre économiquement. Sauf dérogation, les personnes ne peuvent plus franchir la frontière. Globalement, tous les échanges avec le Burkina ont chuté.

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Avec notre envoyé spécial à Ferkéssédougou, Pierre Pinto

Takiali Ouattara est garagiste sur la Grand-Place de Ferké, spécialisé en mobylette françaises Peugeot et MBK. Jusqu’au 22 mars dernier, Takiali Ouattara achetait ses motos et ses pièces de l’autre côté de la frontière, au Burkina, et les rapportait ici.

Depuis, il a dû changer son organisation : « Pour le moment, on se débrouille. Souvent on trouve des occasions. On va au marché et on trouve quelques occasions. Mais quand il n’y en a pas dans le marché, on est obligés de chercher chez des collaborateurs, de téléphoner. Ça prend tu temps vraiment. Sur le travail comme ça, dans l’activité au garage, je peux avoir au moins 5 000 ou 6 000 francs [7,62 euros à  9,15] par jour. Mais aujourd’hui, on a à peu près 2 000 francs ou 2 500. »

Takiali Ouattara n’est pas le seul à espérer une réouverture prochaine de la frontière. À 100 m de son garage, la gare routière de la société Sama Transports demeure invariablement vide. Cette compagnie ivoirienne de transport reliait jusqu’à fin mars Abidjan au Burkina Faso ou au Mali.

Aujourd’hui, les bus Sama circulent encore sur les routes maliennes. Mais en Côte d’Ivoire, fermeture des frontières et isolement d’Abidjan obligent, les bus restent au garage explique le chef de gare Koné Ouanlo Fousseini : « Actuellement, pour les bus de 69 personnes, on nous demande de mettre 52 personnes. Le ticket de Ferké- Bouaké est à 3 500 francs. Avec 3 500 x 50 personnes, quand on enlève le carburant, ce n’est pas rentable. Si la frontière est ouverte, pratiquement nous faisons Ferké-Bamako, Bouaké-Bamako, c’est rentable. Ça vaut la peine d’ouvrir parce que ça devient vraiment monotone. »

Mercredi, la Côte d'Ivoire a enregistré 260 nouvelles infections au coronavirus. Ce qui porte le total des cas confirmés à 8 164, dont 3 419 guéris et 58 décès.

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