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Tunisie: tension sociale dans le sud du pays

En 2017, les manifestants ont bloqué une route dans la région de Tataouine, obtenant des promesses d'embauches. Des emplois toujours attendus en 2020.
En 2017, les manifestants ont bloqué une route dans la région de Tataouine, obtenant des promesses d'embauches. Des emplois toujours attendus en 2020. REUTERS/Zoubeir Souissi

Tataouine sous tension. Cette ville du sud de la Tunisie vient de vivre quatre jours de manifestations et de heurts. Les protestataires réclament la mise en oeuvre des promesses d’emplois faites le gouvernement. La police a fait usage de la force et de gaz lacrymogènes pour disperser le mouvement.

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Avec notre correspondant en Tunisie, Michel Picard

« Nous voulons travailler ! », scandent les jeunes manifestants qui se rassemblent depuis plusieurs jours dans cette grande cité aux portes du désert. Dans cette région où le taux de chômage dépasse les 30%, Lamine, 20 ans, réclame un partage des richesses : « Tataouine a le pétrole, elle a le gaz, il a toutes les choses, mais ils ne donnent rien. Ici tout le monde demande du travail, pas plus. S’ils ne donnent pas de travail, pourquoi je vis ? »

Promesses de recrutement non tenues

En 2017, pour mettre fin à un blocage des champs pétroliers un peu plus au sud, l’exécutif s’était engagé à recruter plus de 1 500 personnes dans les sociétés d’exploitation. Des promesses non tenues qui sont celles de l’ancien gouvernement et non de l’équipe en place. Un argument qui agace Mohamed Lassiret : « Tous, ils vont dire que "c’est pas moi qui vous ai promis, c’est l’ancien gouvernement". C’est pas le problème, nous sommes un simple peuple qui demande gentiment du travail. »

« C’est ça la démocratie ? »

Le mouvement a, au premier jour, été fortement réprimé. Gaz lacrymogènes et charges policières qui ont valu à Nordine Derza, 49 ans, une double fracture à la jambe : « Je suis très mal. C’est ça la démocratie ? C’est ça les droits de l’homme ? C’est ça la police républicaine que nous avons ?  Vraiment je suis choqué moi, je suis choqué. »

Le président Kaïs Saied s’est engagé à recevoir des représentants du mouvement de protestation dans les jours à venir.

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