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Éthiopie: le Conseil de sécurité va se pencher sur le dossier du barrage de la Renaissance

Le Conseil de sécurité des Nations Unies réuni au siège de l'organisation à New York, le 28 février 2020.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies réuni au siège de l'organisation à New York, le 28 février 2020. REUTERS/Carlo Allegri
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les pourparlers entre le Soudan, l’Éthiopie et l'Égypte sur le barrage de la Renaissance sont au point mort. Les Nations unies sont maintenant saisies de la question puisque l’Égypte, appuyée par Washington, a tout fait pour que le Conseil de sécurité ouvre un débat public sur le projet éthiopien. Et le Caire a fini par obtenir gain de cause.

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Au terme d'une semaine d'intense bagarre diplomatique, la présidence française du Conseil de sécurité a fini par trancher ce jeudi et va se pencher sur les tensions autour du barrage de la Renaissance. Le Soudan et l'Égypte devront présenter leurs arguments par vidéoconférence lundi prochain, l’Éthiopie pourra ensuite leur répondre, et le Conseil devra adopter, non pas une résolution, mais une position commune.

Toute la semaine, l'Égypte a tout fait pour pousser le Conseil et la présidence française à se prononcer sur la question. Sans soutenir directement l'initiative du Caire, le Soudan a quant à lui reconnu le bénéfice que pourrait apporter le barrage, mais dénoncé le « risque pour des millions de Soudanais » si l'Éthiopie mettait son plan à exécution de démarrer, sans accord avec ses voisins, le remplissage du réservoir le mois prochain, alors que la saison de pluies a commencé. L'Éthiopie pour sa part a réfuté la dramatisation de la question, estimant que le remplissage n'allait affecter que marginalement le débit du Nil.

Vers plus d’implication de l’Union africaine

Il ne sera pas aisé pour Conseil de sécurité d’arriver à un consensus puisque à ce stade, il n’est déjà pas unanime. Washington et son droit de veto, dont la médiation a échoué en février dernier, est désormais clairement du côté de l'Égypte contre l'Éthiopie. Mais le Niger et l'Afrique du Sud, membres non-permanents, soutenus par la Chine, estiment au contraire que la question n'a rien à faire à New York, et plaident pour laisser l'Union africaine jouer un rôle plus important.

Du reste c'est aussi l'avis du président en exercice de l'UA, le Sud-Africain Cyril Ramaphosa, si l'on en croit l'hebdomadaire éthiopien Addis Standard. Un sommet virtuel extraordinaire devrait se tenir cet après-midi sous sa présidence, dit le journal, avec le président égyptien, les Premiers ministres soudanais et éthiopien, et trois pays observateurs qui sont le Kenya, la RDC et le Mali.

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