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Tchad: ouverture du procès de membres du renseignement pour trafic de drogue

Le palais de justice de Ndjamena, au Tchad (image d'illustration).
Le palais de justice de Ndjamena, au Tchad (image d'illustration). AFP/Pascal Guyot
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Une dizaine de personnes accusées de trafic de Tramadol à destination de la Libye et membres des services de renseignement comparaissent depuis vendredi à Ndjamena. A l’ouverture des débats, les avocats des prévenus ont tenté de faire invalider la procédure sans arriver à convaincre le tribunal.

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Avec notre correspondant à Ndjamena, Madjiasra Nako

Les avocats de la défense, une vingtaine en tout, ont attaqué la procédure mettant au cause le dépassement de la durée légale de la détention qui doit, ont-ils plaidé, entraîner une annulation pure et simple de la procédure.

Le procureur de la République lui, a rappelé que la présence des accusés, entre quatre et six mois, dans les locaux des services de renseignement n’est pas une garde à vue. Il considère le délai de garde à vue uniquement à partir de la période à laquelle ils ont été mis à disposition du parquet. Le procureur a été suivi par le tribunal qui rejette les irrégularités soulevées par les avocats.

Pressions

Vendredi prochain, le procès entrera dans les débats de fond. D’ici là, la chaîne judiciaire risque de subir encore des tentatives de corruption et d’énormes pressions comme durant l’enquête qui a duré six mois. Jeudi, à la veille de l'ouverture du procès, le directeur adjoint de l’agence nationale de la sécurité qui a coordonné l’enquête a été relevé de ses fonctions. Un acte que des observateurs directs attribuent à l’entourage qui protège les accusés.

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