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Reportage

Burkina Faso: les centres de dépistage ne désemplissent pas

Un agent de santé dans le centre de dépistage Pôgbi à Ouagadougou.
Un agent de santé dans le centre de dépistage Pôgbi à Ouagadougou. RFI/Yaya Boudani
Texte par : RFI Suivre
2 min

À Ouagadougou, deux centres de dépistages sont ouverts. Ils permettent aux populations de s’y rendre pour se faire dépister du Covid-19 gratuitement. L’équipe du centre médical Pôgbi reçoit aujourd’hui au moins 60 personnes par jour.

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Avec notre correspondant à Ouagadougou,  Yaya Boudani

Après une période où le nombre de personnes contaminées était à la baisse, les chiffres repartent à la hausse. À la date du 25 juin, on comptait cinq nouveaux cas confirmés dont deux cas importés et trois cas de transmission communautaire (Ouagadougou). Le pays compte aujourd’hui 71 cas actifs. Et selon le docteur Brice Bicaba, directeur du Centre des opérations de réponses aux urgences sanitaires, ces nouveaux chiffres viennent rappeler que la maladie n’est pas finie et qu’il faut continuer à respecter les gestes barrières. Le gouvernement a opté pour les dépistages massifs et volontaires.

Au centre médical Pogbi de Ouagadougou, l’équipe de dépistage reçoit plusieurs catégories de volontaires. Il y a ce voyageur venu de Côte d’Ivoire malgré la fermeture des frontières. Il est mis en isolement en attendant le résultat de son test. Assis sur un banc, Joël Gnoumou est venu avec le personnel administratif d’un établissement d’enseignement pour le dépistage volontaire. « On a fait venir des étudiants, et on aurait aimé, si les conditions étaient réunies, que tous puissent se faire dépister. »

Après un cas confirmé dans son institut, cette étudiante, qui préfère garder l’anonymat est venue se rassurer. « Il y a eu un cas confirmé dans mon établissement. Donc je suis venu faire le dépistage pour voir si je ne suis pas infectée après un éventuel contact avec cette personne. »

Bernadette Traoré, auxiliaire en pharmacie, prépare un voyage. « Bien sûr que cela m'inquiète. Comme j'ai déjà voyagé. Donc si je le fais avant de voyager, c'est bon. »

Le nombre de volontaires augmente depuis l’ouverture de ce centre. Environ une soixantaine de personnes est dépisté au quotidien. « Ici nous n'avons pas de tests rapides. Nous utilisons les tests pour les laboratoires, la PCR [prélèvement par le nez, NDLR] surtout », explique le Dr Alexis Rouamba, responsable du centre médical de Pogbi.

Pour l’équipe médicale, l’idéal serait d’avoir les tests rapides dans plusieurs centres de santé, afin d’éviter certaines confusions, avec la saison des pluies et le paludisme qui s’annoncent.

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