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Algérie: libération accordée pour Karim Tabbou, figure de la contestation

Le secrétaire général de l'Union démocratique et sociale algérienne Karim Tabbou (ici en 2011).
Le secrétaire général de l'Union démocratique et sociale algérienne Karim Tabbou (ici en 2011). PIERRE ANDRIEU / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Karim Tabbou, figure du Hirak, a été remis en liberté provisoire ce 2 juillet. L’opposant, à la tête du petit parti non enregistré UDS, était incarcéré depuis plus de neuf mois.

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Depuis son arrestation, en septembre dernier, le portrait de Karim Tabbou, et les appels à sa libération, ont été de toutes les manifestations hebdomadaires du Hirak, jusqu’à leur suspension pour cause de coronavirus, au mois de mars. Karim Tabbou, figure de ce mouvement de contestation, a quitté ce jeudi après-midi la prison de Kolea.  La cour d’Alger a, en effet, accepté la demande de remise en liberté provisoire, présentée par ses avocats.

L’opposant a été condamné en mars dernier, en appel, à une peine d’un an de prison ferme, contre six mois en première instance, pour « atteinte à l’intégrité du territoire national ». Depuis, sa défense et ses soutiens dénonçaient les conditions de la tenue de ce procès. L’accusé avait notamment refusé de comparaître sans ses avocats, puis fait un malaise en pleine audience. À noter que Karim Tabbou est aussi poursuivi dans une autre affaire, pour atteinte au moral de l’armée. En début de semaine, ce procès-là a été reporté au 14 septembre.

Grâce pour six personnes

L’annonce de sa libération a été saluée par plusieurs organisations, dont la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme qui « se félicite en attendant celle de l’ensemble des détenus d’opinion du Hirak ».

Cette décision de justice intervient à l’approche du 5 juillet, fête de l’indépendance du pays. Mercredi soir, la présidence a annoncé une grâce pour six personnes, dont trois sont liées au Hirak, selon le Comité national pour la libération des détenus.  

D’autres visages du Hirak comparaissent ce jeudi 2 juillet. Le verdict dans le procès en appel d’Amira Bouraoui, célèbre opposante à l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, a notamment été renvoyé au 24 septembre prochain. En première instance, le 21 juin, elle avait été condamnée à un an de prison ferme. Elle aussi a néanmoins été libérée dans la journée.

Nous souhaitons vraiment que cette libération à l’occasion de la fête de l’indépendance permette d’aborder une nouvelle ère pour le pays, notamment la solution politique qui est très attendue par la population, par les militants. D’autant qu’aujourd’hui nous vivons une situation très difficile…

Said Salhi, vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH)

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