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Burkina Faso: ouverture d’une enquête après la mort de sept civils dans l’Est

Un militaire de l'armée burkinabè en plein exercice (photo d'illustration).
Un militaire de l'armée burkinabè en plein exercice (photo d'illustration). ISSOUF SANOGO / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Burkina Faso, le ministère de la Défense assure qu'une enquête est ouverte après la découverte des corps sans vie de sept personnes près de Tanwalbougou, dans l'est du pays. C‘est dans ce village déjà que 12 hommes avaient été tués lors de leur garde à vue au mois de mai. Cette fois encore, les Forces de défense et de sécurité burkinabè (FDS) sont mises en cause.

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Avec notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani

Selon les témoignages, le lundi 29 juin, les forces de sécurité font une descente au domicile du guide religieux de Tanwalbougou. Plusieurs personnes, des civils, sont interpellées. Selon le Collectif contre l’impunité, « le motif de ces arrestations n’a pas été notifié ».

Ce collectif s’inquiète et demande aux autorités administratives et militaires de mettre tout en œuvre pour que ces personnes ne subissent pas le même sort que les douze morts au poste de gendarmerie durant leur garde à vue le 11 mai dernier.

Quelques heures après ces arrestations, des corps sans vie sont découverts par les habitants près du village. Le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés dénonce des « exécutions extrajudiciaires », en accusant les forces de sécurité.

Dans un communiqué, le ministère de la Défense explique que c’est à l’issue d’une « opération militaire » menée près de Tanwalbougou que les « sept corps d’individus morts par balle » ont été découverts par les habitants à la lisière de la localité. Il assure qu’une enquête administrative est ouverte pour faire « toute la lumière sur cette affaire ». Et « si la responsabilité d’éléments des FDS était établie, les auteurs répondront de leurs actes ».

Un avis qui n'est pas partagé par les proches des victimes qui accusent les forces de sécurité d'avoir exécuté ces personnes.

Je demande aux autorités qu’ils appliquent la justice, parce que je sens qu’il n’y a pas de justice dans mon pays. Ce n’est pas la première fois. Ce n’est qu’une répétition.

Le témoignage d'un habitant de Tawalbougou, fils de l'une des victimes

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