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Covid-19: HRW salue le changement d'attitude des autorités burundaises, avec des réserves

Mesures contre le coronavirus au Burundi à la frontière avec la RDC en mars 2020. (Image d'illustration)
Mesures contre le coronavirus au Burundi à la frontière avec la RDC en mars 2020. (Image d'illustration) © AFP / Onesphore Nibigira
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Il y a deux jours, le nouveau président burundais annonçait que la pandémie de Covid-19 était désormais le principal ennemi du pays, après des mois de déni et alors que des médecins dénoncent de nombreux « cas cachés ». Human Rights Watch parle de « volte-face du gouvernement » en rappelant que le général Évariste Ndayishimiye avait passé des mois à dire aux Burundais qu’ils n’avaient rien à craindre, car Dieu protégerait le pays.

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Lewis Mudge se félicite du dépistage de masse annoncé et d'un meilleur accès à l’eau et au savon, mais il rappelle que « la réponse du gouvernement doit respecter les droits humains fondamentaux ».

À lire aussi : Au Burundi, Évariste Ndayishimiye déclare le coronavirus ennemi public n°1 

Maintenant, dans une étape positive, le président semble prendre la pandémie au sérieux et appeler à des mesures importantes. Mais la répression et la peur ont marqué la réponse au Covid-19 jusqu’à présent. Il y a aussi des éléments inquiétants dans les nouvelles déclarations du président. Il compare les personnes qui refusent de faire un test à des sorciers. C’est une accusation très dangereuse au Burundi qui par le passé a conduit à des meurtres. Il a également déclaré que les comités mixtes de sécurité, les membres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir -les Imbonerakure-, seraient en partie responsables de l’application de la politique du gouvernement.

Lewis Mudge, en charge de l'Afrique centrale à Human Rights Watch

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