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G5 Sahel: Idriss Déby réaffirme sa volonté de garder ses hommes au Tchad

Le président tchadien Idriss Déby au sommet du G5 Sahel, le 30 juin 2020.
Le président tchadien Idriss Déby au sommet du G5 Sahel, le 30 juin 2020. Ludovic Marin /Pool via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le président Idriss Deby a redit au cours du dernier sommet du G5 Sahel qu’il comptait pour l’instant conserver toutes ses forces armées sur le territoire tchadien. Une remise en cause du déploiement d’un bataillon dans la zone des trois frontières, promis après le rendez-vous de Pau en janvier, et à nouveau demandé fin avril par ses partenaires. Mais le chef de l’État affirme que la situation sécuritaire n’est pas assurée dans son pays.

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« La menace autour du lac Tchad demeure persistante avec la montée des eaux. Toute projection hors du territoire ne doit pas se faire au détriment de la sécurité du Tchad », a déclaré Idriss Déby lors du sommet du G5 Sahel qui s’est tenu ces derniers jours à Nouakchott.

Le 10 avril déjà, le chef de l’État avait assuré qu’« aucun soldat tchadien ne participera[it] à une opération militaire en dehors du Tchad ». Fin mars, le bataillon de 480 hommes promis à ses partenaires était pourtant en route pour les « trois frontières ». Mais ces hommes ont été rappelés pour l’opération « colère de Bohoma », réponse à l’attaque de Boko Haram qui a fait une centaine de morts au sein de l’armée le 23 mars.

Si le communiqué final du sommet du G5 déclare que la zone du lac Tchad est « un second front persistant », la France, pourtant, continue de croire que la promesse sera tenue.

Des rebelles mercenaires de retour de Libye ?

Les spécialistes s’interrogent néanmoins sur les motivations d’Idriss Déby. Quelle est la situation réelle dans le lac Tchad ? Le président tchadien cherche-t-il à obtenir davantage de contreparties pour ce déploiement, en pleine crise économique ?

Craint-il le retour de rebelles mercenaires de Libye ? Quelques centaines de combattants seraient déjà revenus dans le Sud libyen après le reflux du camp Haftar, quand d’autres engagés côté gouvernement d’union nationale (GNA) ne seraient plus payés et pourraient faire de même.

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