Accéder au contenu principal

RDC: d'anciens chefs de milices envoyés par Kinshasa pour calmer la violence en Ituri

Germain Katanga, ancien milicien congolais.
Germain Katanga, ancien milicien congolais. AFP PHOTO / ANP / POOL
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Onze personnes, dont l’administrateur du territoire adjoint de Djugu et le comptable du territoire d’Aru, ont été tués samedi dans une embuscade tendue par les présumés miliciens de la Codeco dans le territoire de Djugu samedi 4 juillet.

Publicité

Avec notre correspondant à Kinshasa,  Patient Ligodi

Les autorités prennent au sérieux cette flambée de violence. L’armée a renforcé sa présence dans plusieurs zones. Les autorités nationales et locales s’engagent également sur le terrain de la sensibilisation des miliciens. Une délégation composée notamment d’anciens chefs miliciens est arrivée à Bunia (chef-lieu de la province) avec un ordre de mission signé par le directeur de cabinet intérimaire de Félix Tshisekedi.

Parmi eux, il y a Germain Katanga, ancien commandant de la Force de résistance patriotique de l'Ituri (FRPI). Condamné il y a six ans par la Cour pénale internationale (CPI). Il est sorti de prison en mars dernier. Il y a aussi Mathieu Ngudjolo Chui, ancien commandant en chef du Front des nationalistes intégrationnistes (FNI) et ancien dirigeant de la FRPI.

Objectif de la mission : convaincre les combattants de la milice Codeco de déposer les armes, organiser leur identification et accélérer le processus de leur éventuelle reddition, mettre fin aux hostilités. La tâche ne sera pas facile étant donné qu’il va falloir d’abord convaincre ces miliciens dont la structure organisationnelle et les revendications ne sont pas bien connues. Cette mission est d’autant plus importante que l’ordre est venu de la plus haute hiérarchie du pays. À part Djugu, ils se rendront également dans les territoires de Mahagi et d’Irumu.

La situation dans cette province inquiète également les juridictions internationales. Début juin, la Cour pénale internationale pointait des « actes de meurtre, de mutilation, des pillages systématiques » perpétrés dans cette partie du pays et d’ajouter qu’ils « pourraient constituer des crimes relevant de sa compétence ».

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.