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Côte d’Ivoire: mort du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly

Amadou Gon Coulibaly. Ici, le 12 mars 2020.
Amadou Gon Coulibaly. Ici, le 12 mars 2020. REUTERS/Thierry Gouegnon
Texte par : RFI Suivre
35 mn

Le Premier ministre ivoirien est décédé ce mercredi 8 juillet dans l'après-midi à Abidjan. Il a fait un malaise lors d’une réunion du Conseil des ministres. Il est mort après avoir été évacué à la polyclinique Pisam. Il avait été désigné pour être le candidat du parti au pouvoir, le RHDP, à l'élection présidentielle du 31 octobre prochain.

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Il est environ 18h quand la nouvelle est officialisée. La télévision nationale interrompt ses programmes. Le secrétaire général de la présidence, Patrick Achi, ému, lit un communiqué d’Alassane Ouattara qui rend hommage à celui qu’il appelle son « jeune frère », son « fils » :

La Côte d'Ivoire est en deuil. J'ai la profonde douleur de vous annoncer que le Premier ministre nous a quittés...

L'annonce du décès du Premier ministre par Patrick Achi, secrétaire général de la présidence

Amadou Gon Coulibaly a fait un malaise à l’issue du Conseil des ministres, mercredi 8 juillet dans l'après-midi, à la présidence. Il est mort à la polyclinique internationale Sainte Anne-Marie (Pisam), à Cocody, peu après son évacuation.

Amadou Gon Coulibaly était âgé de 61 ans et souffrait de problèmes cardiaques. Il s'était rendu début mai à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, pour un suivi médical suite à une greffe du cœur subie il y a huit ans. Amadou Gon Coulibaly était resté deux mois en France. On lui avait notamment posé un stent. Il avait été hospitalisé à deux reprises et avait observé beaucoup de repos.

Il était revenu vendredi dernier à Abidjan. Accueilli en grande pompe par le président Ouattara lui-même, la première dame – qui lui avait rendu visite deux fois à Paris –, et une cohorte d’officiels et de ministres, il était apparu fatigué, marchant lentement. Lors d’une déclaration aux personnes venues l’accueillir dans le pavillon présidentiel de l’aéroport, il avait expliqué qu’il se sentait « en forme » et qu’il entendait reprendre le travail immédiatement, ce qu’il a fait.

Quelques semaines plus tôt, mi-mars, le Premier ministre, qui occupait cette fonction depuis 2017, avait été désigné candidat du parti au pouvoir, le RHDP, pour la présidentielle prévue en octobre de cette année. Lors de cette désignation, le président Alassane Ouattara avait déclaré : « Amadou est plus qu’un collaborateur, plus qu’un frère, c’est un fils ».

Toutes les personnalités politiques ivoiriennes, d’Henri Konan Bédié à Guillaume Soro, ont salué mercredi sa mémoire et exprimé leurs condoléances.

Un habitué du sérail politique

Amadou Gon Coulibaly était un habitué du sérail politique. Il baignait dans ce milieu depuis tout petit : il est issu d’une famille influente de Korhogo (nord). Son père était député PDCI-RDA, du temps de Félix Houphouët-Boigny.

Ingénieur des travaux publics de formation, Amadou Gon Coulibaly gravit progressivement les échelons : il est élu député à l’Assemblée nationale de 1995 à 1999, puis maire de la ville de Korhogo en 2001.

À côté de ses fonctions politiques, il assume à plusieurs reprises de hautes responsabilités au sein de l’administration publique ivoirienne. « AGC », comme on le surnommait, est nommé conseiller technique d’Alassane Ouattara lorsque ce dernier assume le poste de Premier ministre entre 1990 et 1993. Depuis, les deux hommes ne se quittent plus et se vouent une confiance sans faille.

Amadou Gon Coulibaly sera ensuite à la tête de la Direction du contrôle des grands travaux. Fidèle à Alassane Ouattara, il quitte le PDCI et fait partie, au milieu des années 1990, des fondateurs du RDR (Rassemblement des républicains), dans lequel il occupe ensuite plusieurs fonctions au sein du comité central.

Nommé Premier ministre et chef de gouvernement en janvier 2017, Amadou Gon Coulibaly met notamment en œuvre les projets de rénovation des infrastructures à Abidjan, ainsi qu’un vaste programme social pour améliorer l’accès à l’éducation et à la santé.

Dans l’entourage du président, on loue volontiers sa « rigueur », son sens de l’« organisation » et sa « force de travail ». Des qualités qui avaient permis à ce technocrate d’être désigné, de manière consensuelle, candidat du RHDP pour la présidentielle d’octobre 2020.

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