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Centrafrique: l’Assemblée vote la mise en place d’une nouvelle Autorité des élections

L’Assemblée nationale centrafricaine, Bangui.
L’Assemblée nationale centrafricaine, Bangui. RFI/David Thomson
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le projet de loi sur l'organisation et le fonctionnement de l'Autorité nationale des élections en Centrafrique était entre les mains des députés mardi. De nouveaux commissaires devraient prendre leur fonction dès l'entrée en vigueur de la loi. Ils seront chargés de participer à la conduite des opérations électorales.

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En Centrafrique, le projet de loi portant sur l'organisation et fonctionnement de l’Autorité nationale des élections (ANE) était devant l’Assemblée nationale mardi. Le mandat actuel s’achèvera à la fin de l’année. L’un des articles amendés prévoit de mettre en place les nouveaux commissaires dès l’entrée en vigueur de la loi, pour qu’ils participent à la conduite des opérations électorales jusqu’à expiration du mandat des membres actuels.

Bernard Dillah, député, premier secrétaire à l’Assemblée nationale, membre du parti MLPC, explique les raisons de cet amendement : « La préoccupation des députés, c’est que les élections sont un enjeu capital pour notre pays. Le plus souvent quand une élection est mal conduite et que le résultat est contesté, c’est vraiment une source de crise politico-militaire. Donc nos députés ont estimé que nous avons trop souffert et qu’il ne serait pas du tout possible de laisser les élections conduites par l’ANE actuelle qui a fait ses preuves avec beaucoup de dérapages. Il faut revoir la composition de cette ANE. Donc c’est dans ce sens-là que les députés ont opté pour une nouvelle configuration de l’ANE. Surtout que l’ANE actuelle, dont le mandat vient à terme le 23 décembre, ne peut pas rester et conduire les élections qui sont prévues pour le 27 décembre. Il faut automatiquement mettre en place une nouvelle ANE qui va conduire les élections. »

Évariste Ngamana est porte-parole du MCU, le parti du président. Il prend acte du vote des députés, et attend de voir ce que dira la Cour constitutionnelle, qui devra se prononcer sur le texte adopté sous quinzaine : « Nous sommes au regret de dire de l’équipe de l’ANE qui en place, quand bien même nous reconnaissons qu’il y a quelques difficultés en ce qui concerne le fonctionnement, nous ne pouvons pas à trois jours du scrutin démettre une équipe et remettre une autre équipe en place. À savoir que quand bien même on puisse emmener des experts, ça leur porterait préjudice un peu au processus. Notre souhait, c’est que cette équipe puisse conduire les élections jusqu’à terme et éventuellement au bout de ses élections, on peut les remplacer tranquillement. C’était le projet de loi proposé par le gouvernement pour une question de stabilité des institutions. L’Assemblée nationale a jugé utile de modifier cette disposition, aujourd’hui la majorité s’est dégagée autour, nous attendons de voir. Cette équipe va travailler avec l’équipe en place en attendant d’être remplacée, je crois que ça fait deux mandats qui se chevauchent et ça aussi ça peut générer un problème d’ordre fonctionnel donc nous attendons de voir ce qui va être dit du côté de la Cour constitutionnelle. »

Le premier tour de la présidentielle doit avoir lieu le 27 décembre 2020.

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