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Guinée: colère des habitants de Kankan contre les délestages

Centre-ville de Kankan en Guinée. (Image d'illustration)
Centre-ville de Kankan en Guinée. (Image d'illustration) Maarten van der Bent/Wikimedia
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La colère et l’exaspération : hier plusieurs centaines de jeunes ont sillonné les rues de la ville de Kankan, située dans l’est de la Guinée, pour protester contre les coupures d’électricité, qui enveniment leur quotidien. Aucun incident et aucun dégât matériel n’a été signalé.

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Plusieurs dizaines de jeunes courent dans les rues de Kankan pour exprimer leur colère face aux coupures d’électricité. Ce mouvement d’humeur est symbolique, puisqu’il s’est produit pour troisième fois depuis quelques jours, dans le fief du président, Alpha Condé, dont le second mandat arrive à terme en décembre.

Cette mobilisation est initiée par le Mouvement pour l’électrification de la Haute-Guinée, qui réclame la construction d’un barrage hydro-électrique et une centrale solaire. Deux projets restés lettre morte ces dernières années, comme l’explique Mamadou Kaba, porte-parole de cette organisation. 

« La première pierre d'un barrage hydro-électrique a été posée en 2012 et le délai d'exécution était de 24 mois. Donc entre 2012 et 2020, le projet n'a pas vu le jour. En 2015, il y a eu un deuxième projet de centrale solaire, dont le délai d'exécution était de dix-huit mois. Il n'y a pas eu de suite. Nous considérons cs projets comme du tape-à-l'oeil. »

Résultat : les habitants subissent de longues coupures de courant, qui peuvent durent jusqu’à cinq jours d’affilée. Présent à cette marche, Sékou Kaba, adjoint au maire de la ville, assure qu’une solution est sur le point d’émerger. « La réclamation de la population est légitime. Les efforts sont en cours. On a besoin de 9 MégaWatt. A l'heure où je vous parle, je crois que l'arrivée de dizaines de moteurs thermiques viendront combler le déficit. »

Les manifestants espèrent des gestes concrets concernant les projets à l’arrêt. Ils menacent sinon, de manifester à nouveau la semaine prochaine.

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