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Mali: le président IBK reçoit des élus contestataires, sans solution à la sortie

Grand rassemblement de l'opposition au président IBK à Bamako, le 19 juin 2020. (Image d'illustration)
Grand rassemblement de l'opposition au président IBK à Bamako, le 19 juin 2020. (Image d'illustration) REUTERS/Matthieu Rosier
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Afin de trouver une solution à la grave crise politique que traverse la Mali, le président Ibrahim Boubacar Keïta a reçu, mardi 7 juillet, des représentants d’une trentaine de candidats aux législatives déclarés élus lors de la proclamation des résultats provisoires par le ministère de l’Administration territoriale, mais par la suite recalés par la Cour constitutionnelle qui proclame les résultats définitifs des élections. La rencontre de mardi n’a pas débouché sur de solutions concrètes malgré des propositions du président malien.

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Avec notre correspondant à Bamako,  Serge Daniel

La présidence de la République du Mali les appelle, dans un communiqué, « le collectif des candidats contestataires des résultats des législatives ». Mais eux préfèrent le titre de « députés élus et spoliés par la Cour constitutionnelle ». Pendant plus de deux heures, leurs représentants ont rencontré le président Ibrahim Boubacar Keïta pour trouver une solution à la crise. Pour le moment, le problème reste entier.

Adama Diarra était membre de la délégation qui s'est rendue au palais présidentiel. « La réunion n'a rien donné de précis en termes de solution, mais il était important que le président de la République puisse échanger avec les acteurs principaux, ceux-là même au sujet desquels la crise est survenue », dit-il.

Mais au cours de la rencontre, le président IBK a évoqué la possibilité de recaser tout ce monde au sein du futur Sénat. Proposition non acceptée. « Le président de la République a évoqué cette question du Sénat en termes de solution politique. Mais nous avons réitéré notre opposition, qui est celle d'entrer en possession de nos sièges », poursuit Adama Diarra.

Les discussions se poursuivront avec un médiateur, le Haut Conseil islamique du Mali. Mais pour le moment, il devient clair que le président IBK n’envisage pas dans l’immédiat une dissolution de l’Assemblée nationale, alors que l'oppositon durcit le ton.

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